Crise humanitaire : L’opposition préconise une opération « Bori Bana »

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Le 4ème vice-président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), Amadou Diemdioda Dicko a fait un commentaire de l’actualité qui prévaut au Burkina Faso ces derniers jours. De la crise humanitaire née du terrorisme à l’auto-saisine du Conseil constitutionnel en passant par le prélèvement du manganèse de la mine de Tambao, le leader politique de l’opposition politique a fait un tour d’horizon de l’actualité brûlante au pays des Hommes intègres.

« Le gouvernement burkinabè trouve les moyens d’escorter des minerais mais se montre incapable de sécuriser les êtres humains », commente Amadou Diemdioda Dicko. Une déclaration  fait allusion à l’exploitation de manganèse dans le site de Tambao. Pour l’opposition politique, « les informations fournies par le ministère des mines sont incomplètes ».

En effet, une note dudit ministère datant du 4 juillet 2019 a expliqué que ce prélèvement de manganèse se fait sous contrôle judiciaire. Il devrait selon toujours la même note  permettre la vente de 40.000 tonnes du minerai afin  de « désintéresser les ex-travailleurs et les créanciers de la société Pan African Tambao ».

Des autorisations que le 4ème vice-président de l’UPC ne cautionne pas, surtout après l’affaire du charbon fin de ESSAKANE. « C’est dans un tel contexte qu’un département dirigé par un ministre, qui a perdu tout crédit, fait des prélèvements de minerais sans informer les populations et les autorités locales », déclare-t-il. En clair, ce sont les agissements et les méthodes du ministre Oumarou Idani qui sont remis en cause.

L’auto-saisine du conseil constitutionnel et la crise humanitaire

Il n’est un secret pour personne que la situation sécuritaire dans certaines régions du Burkina a créé un flux migratoire massif.  L’opposition politique par la voix de Amadou Dicko estime que ces déplacés « ne bénéficient pas assez de l’assistance du gouvernement ». « Ils sont abandonnés sans soins dans les écoles et même à la belle étoile. Pas de soins, pas de logements, pas d’assistance psychologique de la part de l’état », indique le 4ème vice-président de l’UPC.

Et pour faire face à ce « drame », l’opposition politique préconise une opération « Bori Bana ». Cela consisterait à mener une vaste campagne de sécurisation des zones en proie à l’insécurité afin d’instaurer un climat de confiance et de sécurité et surtout la réinstallation de l’autorité administrative. « Si le gouvernement continue dans l’indifférence et l’inertie, il trouvera un beau matin une bonne partie du Burina aux portes de Ouagadougou », a soulevé Amadou Dicko.

L’auto-saisine du conseil constitutionnel et l’inscription des sites de métallurgies anciennes au patrimoine mondial de l’UNESCO ont été les derniers sujets abordés par le leader politique. L’opposition politique s’est réjouie des deux situations et a invité « les différentes communautés à la cohésion et à la réconciliation en ces heures difficiles ».

Basile SAMA

Burkina24

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