Burkina : Première soutenance en Master professionnel  et Management des conflits

369 0

Le 29 juin 2019 à l’Université Joseph Ki Zerbo, Fousséni Ouédraogo du département de philosophie a présenté son mémoire de Master professionnel de Médiation et management des conflits. Le thème traité était  « conflit et médiation à Zabré », qui a reçu la mention « très bien » du Jury composé du Pr Ouedraogo Albert, du juge Myriam Poussi  et du commissaire de police Palenfo.

Fousséni Ouédraogo est le premier étudiant à présenter son mémoire de recherche en Master professionnel de médiation et management des conflits lancé par l’Université Joseph Ki-Zerbo depuis 2011.

 Son travail sous la thématique « conflit et médiation à Zabré », a été sanctionné par la mention « très bien » du jury.

Une telle étude se justifie, selon lui, par le fait que des conflits sont couramment observés en Afrique en général et plus particulièrement au Burkina. Et son analyse a concerné le conflit intercommunautaire qui a opposé les Bissas aux peulhs à Zabré, une commune rurale de la région du Centre –est du Burkina Faso en décembre 2012.

L’objectif global poursuivi a travers une telle recherche est de proposer une lecture analytique du conflit de Zabré afin de mieux cerner, d’une part, les acteurs, la nature et les enjeux du conflit, et d’autre part, de proposer les moyens  pacifiques à mobiliser en vue de son règlement.

La question centrale de cette étude  était de savoir si « le conflit de Zabré peut  être classé dans les conflits intercommunautaires». Plusieurs raisons ont motivé le choix de ce terrain d’étude, notamment, la nature du conflit, les enjeux du conflit et l’intérêt personnel et scientifique du sujet.

Solution

Comme toute recherche, des difficultés ont été enregistrées parmi lesquelles l’absence de documents  et la sensibilité du sujet.  Aussi, il n’a pas manqué de relever les limites de la recherche car n’ayant pas de façon spécifique abordé tous les aspects de la problématique de ce conflit intercommunautaire.

Au vu de la nature du conflit, il a proposé des solutions réparatrices tant au plan local, tel l’instauration de la parenté a plaisanterie, la mise en place d’un cadre permanent de conciliation (CPC), Parmidindaare qui signifie en langue bissa conseil familial ou clanique pour résoudre un problème et au plan national,  « une éducation civique et citoyenne pour bâtir l’Etat nation ».

En rappel, la première promotion du Master professionnel de médiation et management des conflits a ouvert ses portes depuis 2011 et est actuellement à sa troisième promotion.

Amsétou OUEDRAOGO (stagiaire)

Burkina 24         

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre