G5 Sahel : La question sécuritaire au coeur d’une réunion à Ouagadougou

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La Haute Représentante pour les Affaires Étrangères et la politique de sécurité de l’Union Européenne et les ministres des Affaires Étrangères des pays membres du G5 Sahel ont tenu leur 5e réunion ce mardi 9 juillet 2019 à Ouagadougou. Ils ont parlé de sécurité et de développement dans un communiqué conjoint rédigé à l’issue des travaux. Et l’Union européenne promet une aide de plus d’une centaine de millions d’euros additionnels.

Les Ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), sous la co-présidence de  Alpha Barry, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Burkina Faso et représentant de la présidence en exercice du G5 Sahel et de Federica Mogherini, haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, vice-présidente de la commission européenne, ont dans un communiqué conjoint livré les conclusions de la 5e rencontre annuelle, après avoir passé en revue les différents domaines de leur coopération.

L’Union européenne appuiera la Force conjointe, y compris sa composante police à hauteur de cent trente-huit millions (138 000 000) d’euros additionnels.

Cependant, elles ont à l’examen des secteurs, exprimé leur profonde préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’espace G5 Sahel.

La situation sécuritaire, caractérisée par la recrudescence des attaques par des groupes armés terroristes, des violences perpétrées par des groupes dits d’autodéfense et par des tensions intercommunautaires récurrentes, les deux parties ont appelé à une réaction déterminée et concertée des Etats concernés, soutenue par les acteurs régionaux et l’Union européenne afin de prévenir et circonscrire tout risque d’escalade et de déstabilisation de la région.

Considérant que la lutte contre les exactions commises par les groupes d’autodéfense est une condition primordiale pour prévenir l’escalade de la violence, les deux parties ont souligné l’urgence de procéder au démantèlement des milices dans le cadre d’un processus de réforme du secteur de sécurité et de programmes de réduction de la violence communautaire.

Elles ont aussi ont encouragé les Etats du G5 Sahel à impulser des initiatives en faveur de la réconciliation nationale et du dialogue intercommunautaire et intracommunautaire.

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