Crise foncière à Garghin : Une solution trouvée, “en attendant…”

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Dans la crise foncière que traversent l’arrondissement 12 et la commune de Komsilga, les différents protagonistes qui se sont réunis ce mardi 16 juillet 2019 à Ouagadougou. Ils disent accordé leurs violons sous la houlette du ministre de l’urbanisme, Maurice Bonanet.

Depuis un moment, les populations de Garghin sont face à un problème foncier qui les oppose à une entreprise immobilière. La société aurait des titres fonciers qui lui donnent droit aux terres des ressortissants de la localité. Seulement, ces derniers ne savent pas où aller en cas de déguerpissement. Cette situation avait conduit les habitants à manifester leur mécontentement à travers un mouvement d’humeur le 9 avril 2019.

Comme solution, des parcelles avaient été distribuées pour reloger les populations. Au nombre de 500, ces parcelles n’avaient pas pu couvrir plus de la moitié de la population de Garghin. Et comme conséquence, la grogne n’a pas baissé et a même conduit à une rencontre entre le ministre de l’urbanisme, les maires de l’arrondissement 12 et de la commune Komsilga et les ressortissants de la localité.

« Nous sommes arrivés à un consensus au niveau de la trame qui devait servir pour le relogement des populations », a déclaré le ministre de l’urbanisme à la sortie d’une « longue séance » avec les maires des deux communes et les représentants des populations concernées. Ledit consensus préconise la diminution de la taille des parcelles pour les faire passer de 500 à 1000.

Une solution qui ne rencontre pas la satisfaction de tous. « Je ne suis pas du tout content. Nous n’allons pas trop discuter. Le reste de ceux qui n’auront pas les parcelles feront comment ? Nous n’allons pas accepter que certains reçoivent des terrains et d’autres non. Nous voulons une assurance que tout le monde aura sa parcelle. Il ne nous a pas rassurés aussi », a déploré El Hadji Amidou Simporé, ressortissant de Garghin.

Il est à noter que cette solution est également décriée du côté des conseillers municipaux qui craignent « une magouille ». « Si le ministre tien à sa parole, il n’y a pas de problème », a d’ailleurs indiqué Joachin Yerbanga, conseiller municipal à l’arrondissement 12. 

L’inquiétude reste la même. Que faire de ceux qui n’auront pas les parcelles ? Et sur la question, Albert Soubeiga estime que « même si le terrain est petit, ça vaut mieux que de ne rien avoir ». Pour lui, la solution du ministre est « la meilleure ». « Il faut prendre en attendant qu’on trouve une autre solution. Pour les 500 autres qui restent, les maires des communes se verront pour trouver une solution », a-t-il ajouté.

Les maires concernés n’ont pas voulu se prononcer sur le consensus trouvé. Les yeux sont alors tournés vers ces derniers pour la mise en œuvre de cet accord et en même temps trouver une solution pour ceux qui ne seront pas pris en compte dans le processus.

Basile SAMA

Burkina 24

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