Burkina : Bruno Dipama sur les traces des investissements du FPDCT

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Le directeur général du Fonds Permanent pour le Développement des collectivités territoriales (FPDCT) a entrepris une visite des réalisations acquises par les communes rurales de  Ouagadougou. Ce mercredi 17 juillet 2019, Bruno Dipama est allé constater de visu les investissements du FPDCT. Si des sentiments de satisfaction sont à observer dans certaines localités, d’autres par contre « déçoivent » le directeur général du fonds.

 « Après 10 années d’existence même dans la vie d’un Homme, il faut marquer un arrêt pour faire une introspection, évaluer les acquis et également les difficultés auxquelles tu as été confronté», a indiqué Bruno Dipama. L’objectif est donc clair et il s’agit de regarder dans le rétroviseur pour pouvoir donner un coup d’accélération dans les activités et les missions assignées à la structure.

Tanghin-Dassouri, Komki Ipala, Komsilga, Koubri, Saaba et Pabré, c’est le tracé de la sortie du directeur général du FPDCT avec comme arrêt dans chaque étape, des réalisations faites sur financement de sa structure. Une sortie qui rentre dans le cadre de la commémoration de la décennie d’existence du fonds.

Pour la première étape de cette célébration, le directeur général du FPDCT a voulu toucher du doigt les réalités du terrain. Des réalisations qui ont suscité des sentiments mitigés. « Je ne suis pas content », a déclaré le directeur général du FPDCT sur la place de l’aire d’abattage de Yimdi. Pour la construction de cinq aires d’abattage, le fonds a débloqué une somme de plus de 15 millions de F CFA pour accompagner la mairie.

“Je ne suis pas content”, a dit le DG du FPDCT sur l’état de l’aire d’abattage

Seulement, la question de la salubrité n’étant pas au rendez-vous, le directeur général du fonds ne s’est pas senti satisfait de cet investissement. Ce constat a été également observé dans la commune de Pabré. Environ 12 millions de F CFA ont été investis dans le nivellement, le bornage, la parcellisation et le dégagement des couloirs de circulation du marché de Pabré centre.

La visite a donc permis à Bruno Dipama et à sa délégation de constater que certaines bornes ne sont plus à leur place et une partie de l’espace qui doit abriter le marché est utilisée pour faire des champs. Une situation que le directeur général a déplorée et a appelé, comme au niveau du site de Yimdi, de revoir le projet et d’améliorer les imperfections afin que les populations tirent le plus grand bénéfice de ces investissements.

En dehors de ces sites, le reste de la visite du directeur général a été un satisfecit. De la formation sanitaire de Komki Ipala aux boutiques du marché de Saaba en passant par le collège d’enseignement général de Garghin, Bruno Dipama a eu le sourire aux lèvres. « Le fonds a bien joué sa partition en accompagnant ces localités. Nous avons pris  bonne note, ce que nous avons vu comme insuffisance », a-t-il déclaré. Un bureau de suivi sera donc mis en place afin de suivre les projets des différentes collectivités de la conception jusqu’à l’utilisation en passant par la réalisation.

Le collège d’enseignement général de Garghin

« Il faut savoir que cela fait une dizaine d’années que nous bénéficions de ce fonds pour construire des infrastructures socio-éducatives », a laissé entendre le président de l’association des municipalités du Burkina, Armand Béouindé.

Avec plus 100 milliards de francs CFA investis depuis sa création, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales reste sollicité par les différents maires à travers la soumission des projets de développement. « Notre grande préoccupation, c’est la voie. Il y a d’autres préoccupations comme le manque d’infrastructures sociales. C’est très difficile mais à travers le Fonds permanent, nous interpellons le gouvernement », a soulevé le maire de la comme de Komki Ipala, Adama Victor Kabré.

En rappel, le FPDCT a pour mission principale de concourir au financement des programmes de développement des collectivités territoriales et de contribuer au renforcement de leurs capacités opérationnelles.

Basile SAMA

Burkina 24

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