Burkina : L’IGD lance un nouveau programme destiné aux femmes en politique

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L’Institut général Tiémoko Marc Garango pour la gouvernance et le développement (IGD) a procédé le mercredi 17 juillet 2019 à Ouagadougou, au lancement du programme dénommé « Autonomisation des femmes en politique » en anglais EWIP « Empowering women in politics ». Cela a été fait en partenariat avec la Fondation internationale du parti du centre suédois (CIS) à travers leur programme « for young politicans in Africa »( PYPA).

PYPA (program for young politicians in Africa) est un programme novateur de renforcement de capacités des jeunes leaders politiques en Afrique financé par l’Agence suédoise de coopération au développement international (ASDI).

Dans le cadre de ce programme, l’Institut général Tiémoko Marc Garango pour la gouvernance et le développement (IGD) a lancé un nouveau programme dénommé « Autonomisation des femmes en politique » (EWIP).

EWIP a pour objectif spécifique de contribuer à accroître la participation et l’influence des femmes en politique dans quatre pays africains dont le Burkina Faso. Il vise à contribuer au développement démocratique, au respect des droits humains et à l’égalité des chances pour les femmes et les hommes dans les pays partenaires.

Selon le Pr Augustin Loada, président fondateur de l’IGD, un tel programme va permettre « de renforcer la capacité des femmes, de promouvoir de manière concrète un certain nombre de principes, notamment la question de l’égalité entre genre et promouvoir le dialogue entre partis politiques ». Aussi poursuit-il, c’est une dimension particulièrement importante car il aide à renforcer la coopération entre Africains.

Les principaux groupes cibles sont les femmes actives dans les partis politiques et les cadres supérieurs des partis politiques. Pour le Dr Abdoul Karim Saidou, coordonnateur Afrique de l’Ouest PYPA, le genre est une question centrale au niveau de PYPA et au sortir de la formation, il espère que les participants pourront s’approprier les différentes problématiques qui seront abordées.

Les activités organisées dans le cadre de EWIP vont dans un premier temps consister à former des femmes actives en politique dont au moins 30% auront moins de 35 ans. En second lieu, des séances d’échanges destinées aux cadres supérieurs des partis politiques participant au programme seront organisées.

A PYPA, a t-il ajouté, « nous essayons autant que faire se peut, de respecter la parité ».  En ce qui concerne les modules de formation, Dr Abdoul Karim Saidou a fait savoir que plusieurs thématiques sont abordées dont la question des idéologies politiques, la planification stratégique, la démocratie, le leadership et le développement durable.

Pour Malena Ndounou, chargée de programme senior à la Fondation suedoise CIS, EWIP qui veut dire « donnons le pouvoir aux femmes en politique »,  est un projet en partie similaire à PYPA mais dont l‘objectif final est de renforcer la participation et l’influence des femmes en politique et dans la société.

Maferima Koné, de la 8e promotion PYPA du parti du Rassemblement des Houphouëtistes de la Côte d’Ivoire (RHDP), « voudrait à l’issue de la formation, avoir plus d’aptitudes à impacter positivement dans son parti politique et partager l’expérience d’autres jeunes des autres partis politiques ». Elle a affirmé que dans son pays, il y a beaucoup d’avancées en ce qui concerne la participation de la femme dans les partis politiques.

En rappel, PYPA a été créé depuis 2012 et regroupe des jeunes Africains de 7 pays en Afrique de l’Ouest âgés de 18 à 35 ans ayant une expérience en politique. En 2019 et 2020, le programme sera mis en oeuvre en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo.

Amsétou OUEDRAOGO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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