Opérations militaires au Burkina  : « Le bilan est globalement positif »

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Le Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré a jugé « positif », le bilan des Opérations Doofu  et Otapuanu lancées pour lutter contre le terrorisme dans plusieurs régions au Burkina Faso. « Il y a des motifs de satisfaction. Il suffit d’aller dans les provinces dans lesquelles nous avons fait les opérations pour constater que les populations sont satisfaites des résultats que nous avons obtenus », dit-il.

Lors du Grand oral du Premier ministre le dimanche 21 juillet 2019, Christophe Marie Joseph Dabiré s’est prononcé sur les questions sécuritaires. A l’écouter, la lutte contre le terrorisme est de longue haleine et « il y a des motifs de satisfaction » même si les attaques se poursuivent.

Dans cette lancée, selon le Premier ministre, « c’est tout à fait normal parce que le terrorisme ne peut pas être éradiqué en un jour. Là où le terrorisme s’est développé il y a une dizaine d’années, il y a toujours des attaques malgré les moyens qui ont été mis par les différentes puissances, à plus forte raison pour un pays comme le Burkina Faso ».

Ainsi, poursuit-il, en matière de lutte contre le terrorisme, le problème se pose en termes d’objectifs à atteindre. « Aujourd’hui, nous sommes satisfaits parce que les effets pervers des attaques sont moins élevés que les attaques qu’on avait il y a un an de cela », explique le Premier ministre en prenant pour exemple les « 33 morts » lors de l’attaque du Cappuccino.

A écouter M. Dabiré, les Forces armées burkinabè se sont adaptées aux méthodes des terroristes et « le nombre de morts a drastiquement diminué ». Concernant les équipements fournis à l’armée, le Premier ministre est formel. « Nous avons résolu ce problème », et dit-il, l’armée burkinabè peut frapper les terroristes avec les moyens adaptés.

Qui attaque le Burkina Faso et pourquoi ?

A cette question, le Premier ministre a indexé  « des groupes terroristes qui opèrent dans l’ensemble du Sahel » sans les nommer. Aussi dit-il, l’objectif visé par ces groupes serait « de récupérer un territoire où ils vont pouvoir exister ».

Mais Christophe Marie Joseph Dabiré prévient, « aucun centimètre carré de notre territoire ne sera cédé à qui que ce soit ». Pour preuve, le Premier ministre annonce qu’au niveau des frontières du pays, la présence de l’armée a été renforcée pour faire face à la situation. « Nous savons qui nous attaquent, qu’est-ce qu’ils veulent et nous disons que nous n’allons pas céder à leur ‘’chantage’’ », a-t-il indiqué.

Synthèse de Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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