Antiterrorisme : “Nos forces se sentent d’attaque”

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L’équipement des forces armées nationales en moyens adéquats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme n’est plus au cœur des préoccupations. Foi du chef du gouvernement, elles « se sentent d’attaque pour pouvoir affronter les terroristes avec des moyens adaptés »

C’est un Christophe Joseph Marie Dabiré, qui se dit « serein »n qui s’est prêté au Grand oral sur la RTB face aux journalistes Edmond Coulibaly et Jean Emmanuel Ouédraogo. Sa sérénité, sa confiance en l’avenir, le chef de l’exécutif, lez lie à la résilience du peuple burkinabè. « Je suis serein parce que je suis adossé à un peuple résilient qui a démontré par le passé toutes ces capacités à résister à l’adversité ».

Après Otapuanu dans les régions du Centre-Est et Est du pays, l’armée s’est déployée dans celles du Nord, du Centre-nord et du Sahel dans le cadre de l’opération Doofu. Le chef de l’exécutif ne veut pas « verser dans le triomphalisme ». En attendant un éventuel bilan par l’état-major général des armées, le Premier ministre estime le bilan « globalement positif ».

« Nous n’allons pas verser dans le triomphalisme. Il y a une accalmie aujourd’hui. Le problème ne se pose pas en termes de comptabilité statistique. Nous sommes satisfaits parce que les effets pervers des attaques sont moins élevés qu’il y a un an, deux ans », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, est-ce que, véritablement, nos forces de défense et de sécurité sont assez bien équipées ? « Nous avons résolu ce problème. Aujourd’hui, nos forces se sentent d’attaque pour pouvoir affronter les terroristes avec des moyens adaptés », a répondu le Premier ministre.

Christophe Dabiré croit-il au G5 Sahel ? Pour lui, la force conjointe « reste une solution ». A ses yeux, elle est même « indispensable » à raison de la mutualisation des forces en présence pour faire face à la menace terroriste.

Le 11 juillet sur les antennes de CNEWS, après la venue avortée de la ministre des armées au Burkina Faso, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre soulignait l’importance de la présence militaire française en ces termes. « Si on n’est pas là, si on part demain et si avec les Européens qui nous accompagnent dans la gestion de cette crise très grave nous n’agissons pas, rapporte le site Opex360 ces pays s’effondreront sur eux-mêmes ». Sa conception de la situation, le Premier ministre Dabiré « ne [la] la partage pas ».

Oui KOETA

Burkina24

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'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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