Championnat d’haltérophilie : Aboubacar Zina succède à Inoussa Bonkoungou

301 0

L’arène de lutte de l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH) était l’antre du championnat national de lutte ce dimanche 21 juillet 2019. Aboubacar Zina est le nouveau champion. Il succède ainsi à Inoussa Bonkoungou, quatre fois champion.

Inoussa Bonkoungou a remporté la compétition open

Pendant quatre ans, Inoussa Bonkoungou a remporté le championnat national d’haltérophilie. Sans concurrent, il a donc décidé de se lancer dans la formation des jeunes. C’est pourquoi, il ne s’est pas inscrit au championnat national 2019. En son absence, la compétition était bien ouverte et indécise. A l’issue des deux épreuves épaulé-jeté et arraché de terre, c’est Aboubacar Zina, 32 ans qui se montre plus fort que tous ses concurrents.

Cependant, la concurrence était rude. Daouda Sangaré est le premier à se signaler. Il prend l’avantage au concours de l’arraché de terre en soulevant 130 kg alors que Aboubacar Zina réussit pour sa part 125 kg. Par contre, au concours de l’arraché de terre, Aboubacar Zina soulève 95 kg contre 80 kg  Daouda Sangaré. Mais, le titre revient à Zina Aboubacar avec moins de tentatives.

Les filles également étaient présentes

Abdoul Razack Ouédraogo a remporté la troisième place en soulevant une charge totale de 195 kg (85kg arraché de terre et 110 kg) en épaulé-jeté. « Ce n’était pas facile. Il faillait avoir le courage et la motivation pour gagner ce soir », confie Aboubacar Zina. Son objectif désormais est de passer un nouveau pallier pour représenter le Burkina dans une compétition internationale.

Alassane Neya promet d’autres compétitions pour la saison

En seniors hommes chez les moins de 84 kg,  Lassina Yedan est premier devant (200 kg soulevés) devant Norbert Somé (190kg) et Gaoussou Djibo (190 kg). Dans la catégorie jeune, par contre, Ismaël Naby Ouédraogo (18 ans), est champion avec 175 kg de charge soulevée (105kg en épaulé-jeté et 70 kg en arraché de terre).  Ange Ezechiel Seogo est deuxième avec également 175 kg de charge soulevée (1005 en épaulé-jeté et 75 en arraché de terre lors de son deuxième essai). Soumaila Sankara se classe troisième avec la même charge totale soulevé (95 kg en épaulé-jeté et 75kg en arraché de terre au deuxième essaie).

Les filles ont également pris part à ce championnat national. C’est Rokia Sango (90kg) qui s’adjuge le titre de championne chez les 58 kg et moins. Elle devance Clarisse Donnée-Dieu Da (80 kg) et Ramatou Zabré (80kg). Au niveau des plus de 60 kg, Larrisa Charlemine Neya prend la tête (95 kg) devant Madina Ann-Fabiola Traoré (90kg). Beatrice Ouédraogo arrive troisième (90 kg).

Rehausser le niveau

En marge de ce championnat, la FBH a organisé un tournoi Open qui a vu la participation de Inoussa Bonkougou. Après avoir arraché de terre une charge de 220 kg, il surclasse la concurrence en soulevant celle de 285 kg. Cependant, il échoue dans sa tentative de celle de 300 kg.

Bien qu’ayant pu arracher les charges de terre, sa technique est jugée mauvaise par le jury. « Je voulais briser un record. Mais j’ai échoué. C’est mon prochain objectif puisque je n’ai plus rien à prouver dans le championnat. Je savais que j’allais remporter l’Open. L’objectif était de réaliser un record. Je vais tenter l’année prochaine», commente Inoussa Bonkoungou.

Daouda Sangaré (photo) a raté de peu le titre face à Aboubacar Zina

Au niveau de la FBH, ce n’est que le début de la saison car d’autres compétitions sont prévues. «On a encore évolué. Il y a des progrès au niveau des performances et de la qualité. Techniquement, le niveau est supérieur à celui de l’année passée. On va chercher à progresser plus », se réjouit le président de la FBH Alassane Neya.

Toutefois, si le président de la FBH est content du niveau des athlètes, ce n’est pas le cas de Inoussa Bonkoungou. Il trouve pour sa part que le niveau a baissé. « La baisse du niveau, c’est au niveau de l’arraché et l’épaulé-jeté. Le niveau n’a pas atteint celui de l’année passée. Une année après, on aurait dû progresser », s’indigne Inoussa Bonkoungou. Il se demande si une équipe peut représenter le Burkina aux Jeux africains prévus en août prochain. Il invite ses compères à redoubler d’effort.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre