Ebola : L’OOAS invite les résidents de la CEDEAO à « être doublement vigilants »

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A la suite de la déclaration de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme étant une Urgence de santé publique à portée internationale (USPPI) par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) invite tous les résidents de la CEDEAO à « être doublement vigilants en cette période d’alerte accrue ».

« Réassurer le public qu’il n’y a pas lieu de paniquer » et qu’ensemble avec l’OMS, leurs équipes sont en train de tout faire pour se préparer en conséquence au cas où un cas viendrait à être déclaré, c’est le message que Stanley Okolo, directeur général de l’OOAS tenait à faire passer en conférence de presse ce mercredi 24 juillet 2019.

Se préparer en conséquence pour une « réponse appropriée »

S’il tient tant à « donner l’information au public », c’est que, relève-t-il, il y a une semaine exactement, après la détection d’un malade à Goma en République démocratique du Congo (RDC), l’OMS déclarait la maladie à virus Ebola comme une Urgence de santé publique à portée internationale.

Dans le cadre des manœuvres visant à se préparer en conséquence, l’organisation régionale annonce avoir mis en place un système d’échanges permettant de communiquer continuellement sur la situation. L’OOAS compte aussi sur le personnel qu’il a formé dans le cadre de la riposte contre la maladie qui avait été déclarée dans certains pays de la région qui n’avaient pourtant pas de frontières avec la RDC.  Dans l’équipe composée d’environ 3 000 agents de santé en première ligne, figurent des épidémiologistes. Tous ont été préparés pour apporter une « réponse appropriée » au cas où un cas viendrait à être déclaré.

Début janvier 2016, l’OMS annonçait la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest après constatation de l’arrêt de la transmission de cette maladie qui avait fait plus d’une dizaine de milliers de victimes. Sans citer de nom, le directeur général de l’OOAS a indiqué que dans certains pays, des laboratoires mobiles ont été préparés afin de pouvoir agir plus rapidement et facilement dès qu’il y a un risque ou une suspicion pour déterminer si c’est Ebola ou pas. « Nous avons beaucoup de personnes qui ont été formées depuis le dernier cas d’Ebola que nous avons eu en Afrique de l’Ouest. Donc, cette fois-ci, nous ne serons pas pris de court », a-t-il dit.

 « Ne pas fermer les frontières »

A ce jour, « deux pays en Afrique de l’Ouest ont des vols directs de Kinshasa ». Ce sont la Côte d’Ivoire et le Togo. Stanley Okolo a indiqué qu’ils sont en constante communication avec les organismes nationaux de coordination de santé de ces pays.

Conformément aux recommandations de l’OMS, l’OOAS invite les pays à « ne pas fermer les frontières » et créer par la même occasion la panique au sein des populations. De même que les mouvements clandestins qui en résulteraient. « Cela est contre productif », trouve le Pr Okolo.

Se faire consulter en cas de fièvre

L’organisation ouest-africaine de la santé invite les autorités des pays membres à continuer à encourager toute personne malade à se rendre dans un centre de santé pour se faire consulter par un docteur. L’institution sous-régionale, qui publie chaque semaine un bulletin à l’endroit du personnel de santé, invite également à « faciliter l’accès aux ressources » par les agents de santé.

Les populations résidentes dans l’espace CEDEAO sont, quant à elles, invitées à « être doublement vigilantes en cette période d’alerte accrue ». Tout ceci, « afin que même si c’est un cas, nous ne le souhaitons pas, mais si cela advenait, se projette le Pr Stanley Okolo, nous allons immédiatement réagir pour le contenir afin que ça ne devienne pas une calamité pour nous comme par le passé ».

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