Burkina – Côte d’Ivoire : Le TAC à la rencontre des populations

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En marge du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) qui se tient à Ouagadougou, le ministère de la culture, des Arts et du Tourisme organise les journées d’échanges culturels ivoiro-burkinabè dans la cour du SIAO, du 27 au 30 juillet 2019. 

Les journées culturelles et artistiques sont la formule trouvée pour renforcer les relations d’amitié et de partage entre les peuples burkinabè et ivoirien en dehors des signatures d’accord au 8e  sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC).

Cette initiative est née à en croire les animateurs de la conférence de presse du 25 juillet 2019, de la volonté des pays d’associer et de faire participer leurs populations, en partant du fait que ce sont elles les bénéficiaires finales des accords aux rencontres.

« Dorénavant, le Tac sera une affaire des populations. Les Etats ont déjà fait un grand travail. Il est temps que les bénéfices reviennent aux populations ». Ainsi s’est exprimé, Idrissa Zorom, directeur de la coopération et des affaires juridiques du ministère de la culture.

« C’est une première, ajoute-t-il. Et elle est voulue par les présidents des deux pays. Ils ont demandé à ce que le TAC descende vers la population. Il ne faut pas qu’on voit les gens en train de signer seulement dans les salons feutrés. C’est pour les populations(…). On veut du concret ».

Un programme d’activités sera déroulé en marge des assises entre gouvernements.

Ces activités comprendront, les 28 et le 30  juillet au CENASA, des projections de films « Résolution » de l’Ivoirienne  Evelyne Yuhen et « Duga, les charognards » du Burkinabè Abdoulaye Dao, des films tous primés au dernier FESPACO.

De l’animation culturelle et artistique qui se déroulera sous le format d’exposition vente et une soixantaine d’exposants des Burkinabè et Ivoiriens sont attendus dans la cour du SIAO, où aura lieu également une grande nuit culturelle avec des troupes traditionnelles ivoiro-burkinabè. La gastronomie des deux pays essentiellement des mets locaux sera au programme.

Qui paie la facture ?

Ces activités, dont la participation est gratuite pour tous, ont un coût estimé à 30 millions de F CFA. Somme supportée par le Burkina. Les acteurs culturels ont fustigé ce fait vu que le Burkina Faso a toujours pris en charge l’organisation des journées culturelles burkinabè en terre ivoirienne.  Mais  Idrissa Zoro  a laissé entendre que la donne a changé.

« Nous sommes dans un format de cotutelle et de co-organisation. Il y aura le principe de réciprocité. Lorsque l’année prochaine les Ivoiriens vont prendre la main, ils auront la charge de l’organisation. Ce sont des activités mentionnées officiellement pour être mises en œuvre par les deux ministres en charge de la culture », dit-il.

« La participation à toutes les activités est gratuite. Le plus gros lot de l’argent va constituer à l’hébergement des troupes, à la location des box, des différents stands », explique Abdoul Aziz Roamba, directeur des affaires financières du ministère de la culture.

Cependant, pour tirer meilleur profit de ces moments d’échanges, le directeur de la coopération a fait savoir que les actions vont aller vers un meilleur positionnement des acteurs du secteur privé culturel très dynamique au Burkina dans le TAC.

« Le but, c’est de permettre à travers les expositions, des échanges  entre les exposants, de  renforcer des entités, les structures entre elles. Rien n’empêche les structures faîtières du Burkina d’avoir des partenariats avec celles de la Côte d’Ivoire. Nous sommes dans cette dynamique d’accompagnement. Ce que nous demandons aux acteurs non étatiques, c’est d’être des forces de propositions pour que le politique regarde et essaie de soutenir son application. Nous sommes dorénavant dans cette dynamique », a-t-il fait savoir.



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