TAC 2019 : Les experts préparent le terrain

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A quatre jours de la conférence au sommet du Traité d’amitié et coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire,  les experts des deux pays, mus par la communauté de destin, ont pour « devoir » d’examiner les domaines de coopération existants entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire et d’identifier les difficultés qui entravent la mise en œuvre des projets communs.

« Le devoir nous appelle. Et il est impérieux que nous nous attelions à examiner avec minutie ces différents domaines de coopérations », a déclaré Olivia Rouamba, directrice générale de la coopération à l’ouverture de la réunion des experts.

Le « devoir » pour les experts durant 48 heures, c’est l’identification des « éventuelles difficultés qui entravent la mise en œuvre » des projets communs dont « les plus emblématiques » sont la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer la coopération dans le domaine énergétique et de la sécurité.

Au nombre des décisions et recommandations prises lors du septième TAC en attente d’exécution figurent la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Kaya et de son prolongement sur Tambao, la non-fourniture de 70 à 90 MW en raison du retard observé dans les travaux de renforcement des capacités du réseau ivoirien et des problèmes techniques existants sur les lignes des réseaux des deux pays.

La question énergétique, « un domaine très important et qui constitue une question stratégique pour les deux pays » sera au cœur des débats. La partie burkinabè est « en manque ». Les rejaillissements se font sur son économie.

La directrice générale de la coopération ne cache pas ses attentes des travaux de la région dont elle assure la coprésidence avec Éric Camille N’dry, directeur Afrique au ministère ivoirien des Affaires étrangères. « La foi en notre communauté de destin n’est plus à démontrer. La satisfaction de l’intérêt supérieur de nos deux peuples est plus qu’un devoir pour nous », a dit Mme Rouamba.

Éric Camille N’dry, qui « se [sent] véritablement chez [lui] » avec la délégation qui l’accompagne, confie mesurer l’immensité et la complexité des tâches à exécuter par les experts qui sont invités à soumettre au conseil conjoint de gouvernement des « propositions concrètes » à examiner avant la conférence au sommet du 31 juillet.

« Nous sommes au huitième TAC. Comme d’habitude, nous allons discuter des questions d’intérêts entre nos deux pays. Nous venons avec le même état d’esprit de coopération qui a toujours animé nos discussions, nos échanges. Nous espérons pouvoir repartir d’ici avec des décisions et recommandations que nous allons proposer à nos deux chefs d’Etats », a-t-il déclaré.

Les conclusions de la réunion du comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations tenue fin mai à Bobo-Dioulasso sert de phare aux experts. Ils ont quarante-huit heures pour livrer le résultat de leurs réflexions au conseil conjoint de gouvernements.

Oui KOETA

Burkina24

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