Me Dégli : « On empêche le général Diendéré de prouver son innocence »

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La reprise de l’audience du Procès du Coup d’Etat de septembre 2015, le vendredi 2 août 2019, a été marquée par la plaidoirie de Me Jean Dégli, un des avocats du présumé cerveau du coup de force, le général Gilbert Diendéré. Défendant son client, l’avocat a estimé que tout est mis en œuvre pour « empêcher [son] client de prouver son innocence ».

Pour étayer ses propos, Me Jean Dégli a pris pour exemple le « refus du Parquet » de faire comparaître les témoins listés par le général Gilbert Diendéré. Pour l’avocat, l’absence des témoins cités par l’accusé est de nature à « empêcher le général Diendéré de prouver son innocence ». Ce qui constitue d’ailleurs, poursuit-il, une violation des droits de son client.

Par ailleurs, dans la ligne de la violation des droits de son client, Me Dégli, Togolais de nationalité, explique que lorsque les avocats rendaient visite au général Diendéré, la communication était difficile du fait de la présence de « garde ».

Dans sa plaidoirie, l’avocat a également attaqué la conduite de l’enquête. A l’écouter, l’enquête devait conduire à identifier les auteurs des meurtres. « Le dossier n’a pas été traité comme il se devait », insiste Me Dégli qui prédit qu’au sortir de ce procès, les vrais auteurs des tueries ne seront pas connus.

En rappel, le général Gilbert Diendéré, Président du Conseil national de la démocratie (CND) lors du Coup d’Etat de septembre 2015, est poursuivi pour attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, et coups et blessures volontaires.

Le vendredi 2 août 2019, l’audience a été suspendue vers 17 h et reprend le mardi 6 août 2019.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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