Burkina : Rapport d’études en santé sexuelle et de reproduction en cours de validation

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Les études menées par Ebenezer international, sur les politiques et stratégies des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) en Afrique de l’Ouest, ont été présentées ce jeudi 8 août 2019 à Ouagadougou. Au cours d’un atelier, les participants vont  amender et adopter les fruits de ces travaux effectués dans quatre pays d’Afrique.

En groupes de travail, les participants vont examiner et amender les conclusions de l’étude sur l’économie politique des DSSR au Burkina, la synthèse sur les convergences et les divergences entre les pays, les conclusions générales et les recommandations du sondage en ligne  sur la satisfaction des citoyens concernant les DSSR, les indicateurs et classement des pays, et les priorités des DSSR en Afrique de l’Ouest.

Au plan  législatif,  le Burkina Faso dispose d’instruments juridiques importants pour assurer les droits en santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et des femmes. De ce fait, on note l’adoption de différents textes de lois, de politiques et de décrets. A cet arsenal juridique, il convient d’évoquer la souscription à plusieurs conventions, engagements et protocoles internationaux, la conférence de Bucarest en 1974, la conférence mondiale de la population en 1984, la conférence internationale pour le développement en  1994 et la conférence sur le partenariat de Ouagadougou en 2011.

Le Burkina en tête des 6 pays d’intervention

Ousmane Ouédraogo est le point focal d’Ebenezer international au Burkina. Il a signifié que le secteur des DSSR au Burkina a connu  d’énormes évolutions sur les plans politique, programmatique et législatif. A ce titre, différents plans, programmes et stratégies en rapport avec la réduction de la morbidité et la mortalité maternelle, néonatale sont échus et de nouveaux plans ont été développés.

« Les pays ne sont pas au même niveau en termes d’engagement, de performance. Lorsqu’on analyse les éléments de performance programmatique, lorsqu’on analyse les indicateurs clés, les indexes qui ont été utilisés dans le cadre de cette étude, on se rend compte que le Burkina tient la tête sur les 6 pays d’intervention que sont le Burkina Faso, la Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Zimbabwé.  Il faut travailler à garder les acquis du modèle et surtout que les questions de veille soient assez soutenues au niveau de la société civile », a-t-il indiqué.

Ba Youssouf, membre de l’Association burkinabè pour le bien-être familial, a invité les participants à apporter leurs contributions pour améliorer les études qui leur seront présentées. « Lorsqu’on veut faire le plaidoyer, il faut disposer d’évidence. Et pour disposer d’évidence, c’est à travers ces types d’étude qu’on a de la matière, qu’on a des évidences pour faire le plaidoyer et interpeller les autorités dans ce sens », a-t-il ajouté.

Au sortir de cet atelier, les participants mettront un accent particulier sur les sociétés civiles, afin qu’elles œuvrent davantage au renforcement de la veille citoyenne. Ce renforcement passera par le suivi des engagements et la mise en place d’outils performants comme le « motion tracker ».

Issa Cyrille YELEMOU

Pour Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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