Election d’octobre 2020: Le Conseil de Gadji Celi à Alassane Ouattara

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L’ancien international aujourd’hui artiste-musicien Gadji Celi conseille le président ivoirien Alassane Ouattara, qui continue d’entretenir le suspense autour de son éventuelle candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2020, à ne pas prendre part à la course.

Mardi 06 août 2019, veille de la date anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Côte d’Ivoire, face à Brou Aka Pascal sur la chaîne RTI, le président de la république a encore laissé de la place aux supputations.

A un peu plus de 14 mois de la présidentielle, « est-ce que votre décision est prise ? » « Laquelle ? », a répondu Alassane Ouattara avant la relance « d’aller ou de ne pas aller ? » de Brou Aka Pascal. « Mais, je l’ai dit que je le ferai savoir en 2020 », s’est exclamé le président Ouattara.

L’ancien international ivoirien a quitté son pays mi-avril 2011 après la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo. Sur les ondes de BBC Afrique dans l’émission C’est le moment, Gadji Celi conseille à son successeur Alassane Ouattara qui « voulait être président » et qui est à son deuxième mandat, de « laisser tomber ». « Tant que la population ne le veut pas, il ne faut pas le faire », conseille l’auteur du tube Maroc 88, deuxième titre de l’album Eléphant Story.

« J’espère qu’il va écouter »

Neuf années se sont écoulées depuis son départ de la Côte d’Ivoire. Certes, « ça lui manque » confie-t-il. S’il n’y est pas retourné, c’est parce que dit-il, « les choses qui s’y passent qui ne [lui] plaisent pas vraiment ».

L’ancien capitaine des Eléphants se remémore encore ces fois où ’il a été au contact d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre. Notamment cette fois où son conseil a eu un écho favorable. Cette fois où il considère n’avoir « pas perdu le combat ».

Il ne cache pas son envie d’y parvenir encore une fois. « On voulait changer l’entraîneur Yeo Martial et j’ai rencontré le Premier ministre à l’occasion. Je lui ai demandé de garder l’entraîneur. On a gagné la coupe. Si je viens lui dire ce que je pense de la Côte d’Ivoire, j’espère qu’il va écouter. Parce qu’il a écouté mes conseils – Yeo est resté entraîneur –la Côte d’Ivoire a gagné la première coupe d’Afrique », rappelle Gadji Celi.

Le chanteur est revenu sur son engagement auprès du mouvement qui réclamait la libération de Laurent Gbagbo alors incarcéré à la Haye à la suite des violences qui ont éclaté après l’élection présidentielle contestée de novembre 2010.

« Si je n’étais pas convaincu qu’il était innocent, je n’aurais pas suivi ce mouvement. Je le suis au détriment de tout ce que j’ai créé, tout ce que j’ai pu réaliser dans ma vie », a défendu Gadji Celi. Et de poursuivre : « Je suis dans cette position parce que je n’ai pas apprécié la manière dont les choses se sont faites. L’intervention de l’ONU, de la France ».

« L’Afrique n’a pas besoin de l’aide de l’Occident »

Avec Ata Ahli Ahebla, Gadji Celi a aussi évoqué le continent africain de ses rêves. Pour lui, il est temps pour l’Afrique de « se prendre en charge » en commençant par « comprendre qu’elle est grande ». « Elle peut se prendre en charge et décider de son destin. Je suis de ceux qui pensent ça, qui pensent que l’Afrique n’a pas besoin de l’aide de l’Occident », a-t-il déclaré.

Pour que cela se produise, Gadji Celi invite les leaders d’opinions du continent à réagir, à sortir de leur zone de confort à consentir au « sacrifice ». La question qui mérite d’être posée et répondue pour l’ancien capitaine des Eléphants est « qu’est-ce qu’on peut laisser sur terre ? ».

Oui Koeta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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