Brésil : Les énormes incendies en Amazonie et leurs conséquences pour la planète

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Désignée  comme étant le « poumon de la planète », l’importante étendue de forêt sud-américaine, l’Amazonie, environ 550 millions d’hectares, est en proie à des flammes depuis plusieurs semaines. Même s’il est à ce jour difficile de mesurer  la superficie précise des surfaces d’arbres parties en fumée dans cette vaste région englobant une partie du Brésil et des pays limitrophes, l’on sait, par contre que les régions concernées sont surtout celles occupées intégralement ou en grande partie par la forêt amazonienne.

Les internautes des quatre (4) coins de la terre sont en branle sur les réseaux sociaux, avec les mot-clés #PrayForAmazonia #PrayForTheAmazon. Et pour cause le « poumon du monde », l’Amazonie, cette vaste surface de forêt en Amérique du Sud est depuis plusieurs semaines dévastée par des intraitables flammes.

Ces incendies ne sont pas sans conséquences pour la planète avec le dégagement immédiat très important de dioxyde de carbone (CO2). Par ailleurs, ces milliers d’hectares d’arbres brûlés ces dernières semaines représentent « 300 ou 400 tonnes de biomasse (la matière végétale qui absorbe le carbone) par hectare, soit l’équivalent de 150 tonnes à 200 tonnes de carbone par hectare », a édifié Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’Inra en France. Un autre chercheur renchérit en indiquant que les forêts tropicales « contiennent beaucoup de carbone, bien plus que les forêts tempérées ».

Une tonne de carbone, soit deux tonnes d’arbres, entraîne l’émission dans l’air de 3,66 tonnes de CO2. Ainsi, une tonne d’arbres fumée équivaut à presque deux tonnes de CO2 qui s’évaporent. Du coup, 100 hectares de forêt amazonienne qui brûlent, cela entraîne au minimum 15 000 tonnes de carbone rejetées dans l’atmosphère.

D’autre part, tous ces arbres qui disparaissent en Amazonie ne pourront plus assurer leur rôle de capteur de CO2. « Tout va dépendre de la taille des surfaces parties en fumées. Les images satellites ne peuvent pas encore le montrer à cause des fumées », souligne Jean-Pierre Wigneron. « On considère que la moitié du dioxyde de carbone va dans l’atmosphère, un quart va dans l’océan, et un quart est stocké par la biomasse », rappelle le chercheur. Autant de gaz qui devra être absorbé ailleurs si les forêts ne peuvent plus assumer ce rôle.

Pour davantage mesurer le rôle de la forêt amazonienne, il faut l’assimiler en théorie à une réserve nettoyant la planète de l’inquantifiable  stock de CO2 dégagée quotidiennement. Un arbre de 5 mètres cubes peut absorber l’équivalent des émissions de 5 vols aller-retour entre Paris et New York, a illustré l’Office français des forêts sur son site Internet.

Ces incendies sont assimilables à la déforestation causant des températures de plus en plus élevées année après année.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source ; Le Parisien

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