Burkina :  La lutte contre le terrorisme par la formation des animateurs des médias confessionnels

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Le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale (MATDC) se met à la lutte contre le terrorisme par la prévention. Pour ce faire, il organise une session de formation au profit des animateurs des médias confessionnels. Ladite formation se tient sous le thème : « médias confessionnels face à la radicalisation et l’extrémisme violent ».

42 animateurs prennent part à la formation sur la radicalisation et l’extrémisme violent. Une formation voulue par le MATDC afin d’opérer des changements dans le quotidien des populations. « Vous savez que les médias sont le quatrième pouvoir. Ils influent sur le comportement des gens. Ils arrivent également à impacter les perceptions », a indiqué le ministre Siméon Sawadogo. Il veut ainsi user de l’impact de ces professionnels des médias confessionnels auprès des populations pour véhiculer des messages de paix.

La tolérance et le vivre ensemble sont ainsi les messages à promouvoir. Cela d’autant plus dans un contexte d’insécurité et d’incivisme. La promotion de ces vertus doit à terme contribuer à reconstruire le tissu social du Burkina Faso. Conscient alors que « cette reconstruction ne se fera qu’avec l’ensemble du peuple burkinabè », ces animateurs s’adonnent à cœur joie à cette session de formation. « Nous savons que les religions sont des religions de paix. Donc il n’y a pas de raison qu’il y ait des messages haineux », a ajouté le ministre en charge de la cohésion sociale.

Une photo de famille des participants avec le ministre de l’administration territoriale

« Les médias confessionnels jouent un rôle extrêmement important dans la diffusion des messages religieux. Des messages qui peuvent d’un côté être source de paix et de cohésion sociale. Mais malheureusement dans certaines circonstances, sources de discorde et d’intolérance. L’expansion des télécommunications a fait de la presse desvéritable outil de promotion des faits religieux. Dans un contexte national et sous-régional marqué par la radicalisation, l’extrémisme violent et l’intégrisme religieux il s’avère plus qu’urgent d’adoucir le message religieux pour favoriser une coexistence pacifique entre les populations »

(Siméon Sawadogo).

La présente formation a été saluée par les animateurs des médias confessionnels. Ils disent être conscients de l’importance des médias dans le quotiden des populations et également dans la portée des messages qui y sont passés. Le message est donc clair et il est celui d’avoir « des médias vecteurs de paix et non vecteurs de haine».

Basile SAMA

Burkina 24

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