Campagne agricole 2019 : « Dans la région du Centre-Ouest, il y a de l’espoir » (Salifou Ouédraogo)

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Le ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles a entamé une autre phase du suivi de la campagne agricole. Un suivi qui a conduit la délégation dans le bas-fond rizicole de Nariou, le champs de scoops relwendé à Tanghin Wobdo et dans les champs de Adama Kabré à Sabou. Une tournée dans la région du Centre-Ouest qui a offert l’occasion au ministre en charge du monde agricole de constater l’état d’avancement des cultures après un démarrage tardif de la saison pluvieuse.

Après le Ganzourgou, le ministre de l’agriculture a mis le cap sur le Boulkiemdé. Salifou Ouédraogo est allé constater de visu l’état de la campagne agricole. Un constat qui a offert un cadre au ministre de situer la saison dans cette partie du Burkina. « Dans la région du Centre-Ouest, il y a de l’espoir. Nous avons vu un bon développement des cultures malgré une installation tardive de la campagne », a souligné le ministre en charge de l’aménagement hydro-agricole.

Le Centre-Ouest se présente bien

De l’espoir dans certaines localités qui ont même connu des poches de sécheresse de plus de 14 jours. Le secret d’une telle réussite en dépit des difficultés se cache, selon les propos du ministre, dans les méthodes culturales utilisées. En guise d’exemple, le ministre a pris le champ de maïs de Adama Kabré. Ce dernier a mis en pratique des formations reçues du ministère de l’agricultures. C’est ainsi donc que Adama Kabré a pratiqué la méthode de demi-lune et de zai.

Visite d’un champ de scoops relwendé à Tanghin Wobdo

Et pour cet agro-pasteur, « le mérite revient aux services techniques du ministère ». Après s’être fait former, il est devenu aujourd’hui une référence en termes de pratiques agricoles. « Il y a des jeunes des centres de formation qui viennent apprendre les méthodes chez moi », a-t-il d’ailleurs indiqué. C’est donc avec un énorme motif de satisfaction que le ministre Salifou Ouédraogo a visité le champs qui n’était d’ailleurs pas propice à la culture du maïs comme tenu de la composition de son sol.

D’autres exemples de réussite

Du matériel d’étuvage et d’irrigation remis aux groupement de Nariou

Mais bien avant de se rendre dans ce champ modèle, le ministre a visité d’autres exploitations. Si le constat du démarrage tardif de la saison est partagé, les méthodes utilisées pour s’en sortir diffèrent. Dans le village Nariou, plus de 90 hectares de terres ont été aménagés pour la culture du riz. Exploité par 39 personnes, le bas-fond rizicole a été doté d’un bouli. La réalisation de cette infrastructure permet d’irriguer les exploitations en temps de sécheresse.

De part et d’autre, les mots sont les même du côté des populations. Ce sont « des sentiments de joie et de reconnaissance » qui animent ces populations qui ont vu leur quotidien impacté par l’appui et l’accompagnement du ministère. Le ministre a par ailleurs appelé au renforcement des compétences du capital humain. Il est aussi revenu sur la nécessité de miser sur des cultures de contre saison pour affronter les aléas climatiques qui ne permettent pas une bonne exécution de la campagne agricole.

La coopération chinoise a aussi apporté son soutien aux populations de Sabou. Les groupements qui exploitent le bas-fond de Nariou ont reçu du matériel d’étuvage et d’irrigation.

Basile SAMA

Burkina 24

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