Concours directs de la fonction publique : Le nombre de postes à pourvoir a baissé de 47% en 2019, selon l’opposition

2169 0

Selon des statistiques livrées par l’opposition politique, le nombre de postes à pourvoir aux concours directs de la fonction publique a subi une baisse de 47% entre 2017 et 2019. L’annonce a été faite le mardi 24 septembre 2019 lors d’une conférence de presse à Ouagadougou où l’opposition donnait sa lecture sur certains sujets d’intérêt.

« Le pouvoir du Mouvement pour le Peuple et le Progrès (MPP) recrute de moins en moins de jeunes dans la fonction publique, sans pour autant créer les conditions d’auto-emploi« . C’est l’une des informations fortes livrées par Amadou Diemdioda Dicko et Youmanli Lompo, tous des figures de l’opposition.

En 2019, pour 5 892 postes à pouvoir, plus de 1 200 000 candidats sont en lice, soit un ratio de 211 candidats par poste. Ces statistiques témoignent, selon l’opposition, de la volonté du gouvernement du MPP de réduire les recrutements dans la fonction publique de 40% comme annoncé en 2018.

 « De plus de 11 096 postes en 2017, l’on est tombé à 6 668 postes en 2018, avant de chuter à 5 892 postes cette année. En clair, par rapport à 2017, le MPP a réduit de 47% le nombre de postes à pourvoir cette année dans la fonction publique par concours direct. Ce, sans avoir créé des conditions d’auto-emploi, et sans avoir apporté des réformes nécessaires à la formation académique et professionnelle », regrette l’opposition, pour qui la question de l’emploi des jeunes est d’une « extrême urgence » et une « véritable poudrière ».

« Les 300 000 élèves qui ne partent plus à l’école, un potentiel vivier de recrutement pour les ennemis… »

De l’avis des animateurs du point de presse, il est temps que les autorités fassent un diagnostic sérieux du système d’éducation et d’enseignement, ainsi que la formation professionnelle au Burkina Faso, pour en déceler les profondes insuffisances et lui donner une nouvelle orientation.

A l’orée de la rentrée scolaire 2019-2020, l’opposition politique dit s’inquiéter du sort réservé aux élèves, enseignants et parents d’élèves dont les écoles primaires ont été temporairement fermées pour des raisons de sécurité. 300 000 élèvesn selon le ministère en charge de l’éducation nationale, sont affectés par l’insécurité et 9 000 élèves sont en situation de déplacés internes. 

L’opposition invite le gouvernement à mettre tout en œuvre pour sécuriser les zones attaquées et permettre la réouverture des écoles. Dans le cas contraire, « les 300 000 élèves qui ne partent plus à l’école, risquent de constituer un vivier de recrutement pour les ennemis de la nation », prévient l’opposition.

Forum national de la jeunesse 2019 … une foire de retrouvaille pour battre campagne

Le Forum national de la Jeunesse tenu à Bobo-Dioulasso du 18 au 21 septembre dernier sous le thème : « Rôle et responsabilité de la jeunesse dans l’édification d’une nation unie, prospère et émergente dans un contexte de lutte contre l’insécurité », a également retenu l’attention de l’opposition. Si elle a apprécié l’idée de la reprise de ce forum des jeunes, ainsi que la pertinence du thème, la « récupération » dont en a fait le gouvernement n’a pas été du goût des partis de l’opposition.

« Il fallait rompre avec les anciennes pratiques qui entachaient la crédibilité et remettaient en cause l’utilité de cette rencontre nationale. Malheureusement, le régime du MPP a recopié les erreurs du passé et a même fait pire », s’indigne Amadou Diemdioda Dicko, qui affirme que « l’édition 2019 n’a été qu’une foire de retrouvailles pour battre campagne auprès d’une certaine jeunesse convoyée opportunément sur place ».

Maxime KABORE

Burkina 24



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *