Situation sécuritaire au Burkina : Les nouvelles du front inquiètent l’opposition

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Lors d’un point de presse animé ce mardi 24 septembre 2019 en milieu de matinée à Ouagadougou, l’opposition politique représentée par Amadou Diemdioda Dicko (4e vice-président de l’UPC) et Yumanli Lompo (président du PNDS) dit avoir eu vent de situations peu rassurantes au front.

Alors que les attaques terroristes n’observent guère de répit, l’opposition politique fait part de son inquiétude suite aux nouvelles du front, qu’elle qualifie de « peu rassurantes ».

En effet, rapporte Amadou Diemdioda Dicko, des informations diffusées par des activistes ont fait état d’un conflit ouvert entre un chef militaire et sa troupe à Dédougou, sur fond d’accusation de connivence avec les terroristes. Une information confirmée par le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, lors d’un échange avec les Burkinabè vivant à New York (USA) en marge du Sommet sur le Climat et à la 74e Assemblée Générale des Nations Unies (ONU).

De plus, la sortie médiatique de l’Union Police Nationale (UNAPOL) lundi 23 septembre 2019, est loin de rassurer l’opposition politique. Faisant état de « velléités de détournement des armes d’un corps par un autre corps », le syndicat de la police nationale a menacé de se retirer des zones où l’équipement inadéquat des policiers les aurait rendus moins efficaces.

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Ajouté au mouvement d’humeur qui avait éclaté courant août 2019 au camp Guillaume Ouédraogo, l’opposition s’est fait une idée : « tous ces faits montrent qu’il y a un malaise au sein de notre armée ». « L’opposition regrette ces situations qui ne sont pas de nature à faciliter le combat contre les ennemis », se désole le principal conférencier du jour.

L’opposition interpelle le chef de l’Etat et la hiérarchie militaire à travailler de sorte à rassurer la troupe et à les galvaniser. « Car, estime-t-elle, en pareille situation, l’ennemi travaille à diviser nos combattants et à semer le doute en eux ».

Dans le même ordre d’idée, le 4e vice-président de l’Union pour le Progrès et le Changement, a rappelé que cela fait 267 jours que le drame de Yirgou s’est produit, et que depuis lors, malgré quelques arrestations, il n’y a toujours pas de justice ni pour « les 210 peulh tués, ni pour le chef de Yirgou et ses compagnons d’infortune ». L’opposition exige à nouveau une justice diligente et équitable pour toutes ces victimes.

Maxime KABORE

Burkina 24



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