FILEP 2019 : « Des plumes, des micros et des caméras pour une Afrique libre et unie »

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Venus de trente-quatre pays de l’Afrique, des journalistes du continent prennent part à la 8e édition du Festival International de la Liberté d’Expression et de la Presse (FILEP) qui se déroule du 25 au 28 septembre 2019 à Ouagadougou.

« Des plumes, des micros et des caméras pour une Afrique libre et unie », c’est  l’essence de cette rencontre qui rassemble les hommes et femmes des médias.

«Témoins privilégiés de la gouvernance de nos Etats, mais aussi et surtout des cris de détresse, des craintes, des espoirs des peuples et des évolutions du monde, les hommes et les femmes de médias que nous sommes avons la responsabilité et les moyens de façonner une autre image de l’Afrique », dira Boureima Ouédraogo, président du comité d’organisation.

Face aux maux que connaît l’Afrique, les journalistes devront réfléchir sur la contribution des médias à l’unité africaine. Un combat déjà mené par des élites africaines et qui a vu naître l’Union Africaine. Il s’agira pour eux, en s’y mettant, d’inciter les gouvernants actuels à reprendre le flambeau et à parachever l’œuvre des devanciers.

Pour Boureima Ouédraogo, «le défi majeur pour les médias africains est d’apporter surtout des alternatives aux clichés que les médias étrangers au continent font consommer allègrement à nos concitoyens ».

Cependant, a-t-il poursuivi, l’ambition est surtout de questionner nos pratiques à l’épreuve des enjeux actuels de construction d’un nouveau leadership politique, économique, culturel et technologique à même de porter et concrétiser l’unité du continent et de rendre plus audible, sa voix dans les grandes décisions qui engagent et influencent l’avenir du monde.

Cette ambition impliquerait un environnement juridique et institutionnel favorable et des alliances solides avec d’autres forces sociales.

Sur ce, le président de l’assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, présidant la cérémonie, tout en reconnaissant le travail des journalistes qui risquent leur vie chaque jour pour transmettre l’information, est revenu sur l’adoption du nouveau code pénal qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il a aussi tenu à rappeler l’existence de dispositions constitutionnelles pouvant conduire à des recours, au nombre desquels la pétition dont les acteurs  peuvent user.

Le Président de l’AN a souhaité que des propositions pertinentes leur soient soumises au sortir de cette 8ème édition,

Plusieurs panels animeront le séjour des spécialistes de l’information. A noter, qu’en marge de la cérémonie d’ouverture, un hommage a été rendu au journaliste béninois et habitué du festival, Maurice Chabi, décédé en avril dernier, ainsi qu’a Vurus Dabiré, décédé en décembre 2018, et précédemment membre du comité d’organisation du FILEP.

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