Harouna Kaboré : « Le consommons burkinabè est une volonté politique »

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Dans le cadre de la promotion et de la valorisation des produits « made in Burkina », le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) en partenariat avec Telecel Faso a initié une soirée de dégustation de recettes à base de produits du maïs et du karité ce vendredi 27 septembre 2019 à Ouagadougou. L’objectif de la soirée a été de faire connaitre aux acteurs directs des filières maïs et du karité et aux consommateurs, les énormes potentialitéss de transformation de ces produits en vue de susciter une consommation à grande échelle.

Selon les statistiques, l’économie du Burkina Faso repose essentiellement sur l’agriculture avec plus de 80% de femmes et d’hommes qui y officient. Cependant, les produits issus de ce secteur sont confrontés à plusieurs difficultés dont le problème d’écoulement.

Pour venir à bout de ce problème, selon Harouna Kaboré, ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, plusieurs actions ont été menées et d’autres sont en cours. En outre, il a rappelé la signature en 2017 d’un arrêté consacrant la consommation des produits locaux par les structures publiques dans le cadre de leur approvisionnement et l’installation obligatoires des mets locaux dans les pauses alimentaires  pendant les réunions, les ateliers, les conférences, les séminaires.


Harouna Kaboré a fait savoir que la dynamique de transformation structurelle de l’économie et de la volatilité des prix des produits agricoles commandent de faire de la transformation des matières premières une priorité.

Pour le ministre en charge du commerce, le « consommons burkinabè », est une volonté politique qui commande un changement de d’habitude de consommation des Burkinabè, en vue d’une relance économique reposant sur une politique de développement endogène.

Après dégustation, le premier responsable du département a expliqué que « nous avons suffisamment de produits locaux. Il reste maintenant à créer les conditions de leur écoulement, leur disponibilité et leur visibilité. Et lorsque nous avons parcouru les tables, vous aviez vu avec moi tout l’ingénuosité qui côtoie la qualité et la beauté autour des tables. C’est ce que nous encourageons et nous continuons d’encourager ».


Par ailleurs  les produits ne sont pas popularisés, car, les promoteurs et promotrices des produits transformés n’ont pas assez de moyen pour faire de la publicité au niveau des médias. « Et c’est notre responsabilité de faire connaitre ces produits. C’est pour cela qu’on fait des évènements et c’est aussi pour cela qu’avec l’association des marqueteurs du Burkina Faso, toute une campagne de publicité va démarrer bientôt pour permettre à ce que les gens connaissent davantage et où les trouvés et mieux nous avons lancé 100 produits certifiés » confie-t-il.

Pour Seydou Diakité, représentant Telecel Faso, l’initiative est « louable et salutaire ». « J’entends souvent des gens dire, ce que nous produisons coûte cher que ce qui est importé. C’est vrai, mais ne nous laissons pas bernés. Laissez-moi vous dire que c’est nous qui rendons ce qui est importé moins cher que ce qui est produit chez nous par nous », a-t-il relevé, tout en interpelant les participants à consommer burkinabè afin qu’il d’assurer la qualité et amoindrir les coûts.


Il a pris l’engagement d’accompagner les restauratrices et restaurateurs dans l’écoulement et de leurs produits locaux pour leur permettre d’entrer dans « la cour des grands ».

Ruth Tindano, représentante des transformatrices et restaurateurs, attend des chercheurs une valorisation de leurs produits, un changement de mode de vie. Elle a appelé à une promotion durable et efficace et une consommation des produits dont le maïs et le beurre de karité. « Avec les produits à base de maïs et avec le beurre de karité, le Burkina Faso avance très surement vers la sécurité et l’autosuffisance alimentaire », a avoué Ruth Tindano.

Aïna TOURE (stagiaire)
Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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