34e Festival de film Francophone: « Une programmation engagée, fantaisiste et féminine »

Namur, capitale de la Wallonie en Belgique, revêt ses parures de films francophones. Le ton des festivités a été donné ce vendredi 27 septembre 2019 avec le film français « Chambre 212 ». Près de 140 films seront projetés au Festival International du Film Francophone de Namur qui se tient du 27 septembre au 4 octobre 2019.

En prélude au premier long métrage du festival, les organisateurs notamment le président Jean-Louis Close et la déléguée générale, ont donné le ton de la coloration de la sélection qui s’est voulue « très engagée et fantaisiste » cette année. Le court métrage « Les aventures extraordinaires de la jeune fille de pierre » et « Chambre 212 » donnaient un peu ce ton dès l’ouverture.

C’est aussi une programmation très féminine, sur les 24 longs métrages en compétition, 11 films sont des films de femmes. « Nous sommes presqu’à la parité. Ces films ont été choisis parce qu’on les trouvait pas mais pas parce que ce sont des films de femmes », dit Nicole Gilet, la déléguée du festival.

Le président Jean-Louis Close s’est lui prononcé sur l’évolution du monde, qui en son sens, n’est pas réjouissant avec « les mutations du système démocratique et le système économique ». Il a dénoncé le discours et les pratiques du président des Etats-Unis  qui pour lui, sont individualistes et montrent l’échec des autres gouvernants actuels.

« C’est ce que nous refusons au festival, en accueillant des  réalisateurs, des acteurs, des producteurs du monde entier au nom de la francophonie« , dit-elle. « Ils viennent défendre leur film. Quelle que soit leur origine culturelle, leur ethnie et leur territoire, ils sont les bienvenus ».

Par conséquent, le cinéma permet justement « de dénoncer l’hypocrisie et de permettre la réflexion » au public et à la jeunesse. Le FIFF revendique la liberté de réflexion, de penser et surtout de création pour tous les créateurs, d’où le soutien massif apporté au FIFF précédent au réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné pour ses œuvres. Il a finalement retrouvé la liberté.

Cette liberté de création a été l’un des enjeux du film « Chambre 212 ». C’est pourquoi, selon son réalisateur, Christophe Honoré, il a  été choisi par les organisateurs comme film d’ouverture. Le film casse avec la forme solennelle dans la mise en scène et partage des surprises avec les spectateurs.

 « Chambre 212 » fait partie des 12 longs métrages en compétition officielle. 6 jurys sont mis en place pour départager ces quelque 140  films au programme.

Revelyn SOME

Burkina24



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