IUTS au Burkina : L’opposition politique réagit à la “sortie du militant-Premier ministre”

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Le 28 septembre 2019, le Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré a été invité à la 3e session du Bureau politique national du MPP. Il a annoncé qu’à partir du 1er janvier 2020, l’impôt unique sur le traitement des salaires (IUTS) sera appliqué sur les indemnités et primes de fonctionnaires. Ce mardi 1er octobre 2019, l’Opposition politique a réagi.

L’Opposition politique a tenu ce mardi 1er octobre 2019 à Ouagadougou, sa traditionnelle conférence de presse. L’annonce du Premier ministre concernant l’IUTS était l’un des points à l’ordre du jour. Le Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré a annoncé qu’à partir du 1er janvier 2020, l’impôt unique sur le traitement des salaires (IUTS) sera appliqué sur les indemnités et primes des fonctionnaires.

Cette annonce est « provocatrice et inopportune », selon l’opposition politique, car le Premier ministre a « fait cette importante déclaration dans une tribune partisane, en l’occurrence dans une instance du parti au pouvoir. Cela surprend beaucoup, vu que M. Dabiré s’est présenté dès sa nomination comme un homme de dialogue et d’apaisement ».

L’Opposition politique, par la voix de Alphonse Marie Ouédraogo, estime que « cette sortie du Premier ministre, ou plutôt du militant-Premier ministre, n’est pas de nature à adoucir le climat social ». L’opposition voudrait obtenir du Premier ministre des éclaircissements.

« Cette décision signifie-t-elle qu’il y aura une levée de l’exonération sur les indemnités et primes des fonctionnaires ?  Cet impôt touchera-t-il le fonds commun qui est aussi une prime ? Combien cette mesure va-t-elle rapporter à l’Etat ? ». Ce sont autant de questions que l’opposition politique adresse au chef du gouvernement.

L’opposition exige par ailleurs qu’avant l’exécution « d’une quelconque décision sur l’IUTS, qu’un bilan soit fait des exonérations accordées par l’Etat burkinabè depuis les dix dernières années. Il existe bien des niches fiscales qui pourraient rapporter de gros sous à l’Etat », a indiqué Alphonse Marie Ouédraogo.

Eliette ZOUNGRANA (Stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

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