Hugues Fabrice Zango : « On n’est qu’au prélude de l’histoire du sport burkinabè »

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Le médaillé de bronze des championnats d’Afrique d’athlétisme Hugues Fabrice Zango est de retour au bercail. L’athlète burkinabè a été accueilli par son fan club, des supporters de l’Union nationale des supporters des Étalons (UNSE) et du directeur de cabinet du ministère des sports et des loisirs (MSL).

Le fan club et des supporters de l’UNSE sont venus encourager Hugues Fabrice Zango

« En allant à un championnat, l’objectif c’est de ramener clairement une médaille. Mais ce n’est pas toujours évident. Monter sur la boite, c’est un grand plaisir pour moi d’avoir marqué  l’histoire du sport burkinabè une première fois, je sais qu’il y aura de belles choses encore. On n’est qu’au prélude de l’histoire du sport burkinabè. Je pense qu’il y a de très belles pages qui vont s’écrire prochainement ». Ce sont les premières déclarations de Hugues Fabrice Zango à son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou. Accueilli par le directeur de cabinet du ministère des sports et des loisirs (MSL) Hugues Fabrice Zango s’est, en effet, montré optimiste pour son propre avenir et celui du sport burkinabè.

Après avoir raté la finale de la Ligue de Diamant pour blessure, Hugues Fabrice Zango a réussi l’exploit de remporter la médaille de bronze aux championnats du monde de Doha. L’ancien étudiant des 2ie en a profité pour briser le record d’Afrique du triple saut en passant de 17m50 à 17m66. En plus le recordman d’Afrique du triple saut brise un signe indien vieux de 36 ans. Aucun athlète africain n’était monté sur un podium du triple saut après l’exploit du Nigérian Ajayi Agbebaku (1983).

“c’était un peu plus de stress”

Avec sa réussite, Hugues Fabrice Zango était 4e avec un saut de 17m56 devancé par le Portugais Pichardio avec une performance de 17,62m. C’est à son dernier saut que le Burkinabè est passé devant son adversaire. En réalité, il n’a pas réalisé sa performance tout de suite.

    Hugues Fabrice Zango a été aidé par son mental

« A la télé, les gens savent que j’ai dépassé la marge de la médaille de bronze. Moi, je savais que j’étais à peu près à ce niveau mais je ne savais pas exactement combien. Vous l’avez vu, cela s’est joué à quatre centimètres. A l’œil nu, on ne peut pas apprécier quatre centimètres. Je ne savais donc pas où j’en étais. Donc, forcément c’était un peu plus de stress donc je suis sorti, je n’étais pas content », raconte Zango.

 Il a dû attendre de connaître sa performance avant de réaliser ce qui lui arrivait. « Lorsque j’ai vu la marque j’étais soulagé comme vous l’avez vu dans les vidéos. J’ai poussé un ouf de soulagement. Il fallait attendre le saut de ce dernier, celui qui était passé 4e, Pichardio, qui a subi trop de pression surement de ma part après ce dernier saut. Il n’a pas pu s’exprimer. C’était un jeu de mental et j’ai gagné à ce jeu », se réjouit le roi du triple saut africain.

Objectif, les jeux olympiques de Tokyo

Avec ces performances, Fabrice Zango ne peut plus se cacher. Et, il reste tout aussi ambitieux. Il vise désormais une médaille aux Jeux Olympiques de Tokyo. Son rêve, détrôner les champions du Monde américains Christian Taylor (17,92m) et Will Claye (17,74m), respectivement médaillés d’or et d’argent.

Hugues Fabrice Zango vise désormais la médaille à Tokyo

Fabrice Zango est sans ambages : « C’est clairement cela l’objectif parce qu’un athlète est toujours à la recherche de l’amélioration. Cette année, on a beaucoup travaillé (avec son coach Teddy Tamgbo). Malheureusement, quand même, il y a eu deux sauts que je n’ai pas pu concrétiser qui auraient peut-être pu me rapporter une médaille d’or. Cela veut dire qu’on est sur la bonne voie. Je suis quand même sur une pente ascendante depuis un certain moment. Je n’ai pas encore commencé à stagner, c’est un beau présage pour Tokyo 2020 ».

A sa sortie de l’aéroport, c’est une quarantaine de supporters de l’Union nationale de supporters des Étalons, d’amis, de son fan club et de parents qui sont venus l’accueillir. Avec eux, Fabrice Zango a jubilé quelques instants, chanté l’hymne national. 

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