Journée mondiale de l’alimentation : Quand régime alimentaire peut rimer avec mortalité

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La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli la 39e Journée mondiale de l’alimentation ce mercredi 16 octobre 2019. L’accent a été mis ce jour sur la sécurité alimentaire et une alimentation saine.

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L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) célèbre le 16 octobre de chaque année, date d’anniversaire de sa fondation en 1945, la journée mondiale de l’alimentation. Au Burkina Faso, la ville de Bobo-Dioulasso a abrité cette commémoration.  Cette 39e édition a retenu comme thème : « une alimentation saine pour un monde faim zéro« .

Aujourd’hui, le nombre de personnes sous alimentées est reparti à la hausse avec plus de 800 millions, soit une personne sur neuf. La qualité des aliments fait également défaut.

« Les régimes alimentaires malsains sont devenus un facteur de risque principal de morbidité et de mortalité dans le monde. Nous sommes passés d’une alimentation essentiellement végétale de saison et riche en fibres à des aliments hypercaloriques, riches en amidon raffiné, en sucre, en sel, en graisse (…). A la maison, on cuisine de moins en moins et les consommateurs font de plus en plus leurs courses dans les grandes surfaces« , explique le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Atiou, représentant le ministre de l’agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo.

Des chiffres qui interpellent

« Les derniers chiffres de 2018 nous interpellent, poursuit-il. 149 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de retards de croissance, tandis que 49 millions souffrent de dépérissement. Plus de 670 millions d’adultes et 120 millions de garçons et filles (5-19 ans ) sont obèses et 40 millions d’enfants dans le monde sont en surpoids.  Les problèmes de santé liés à l’obésité coûtent aux budgets nationaux 2000 milliards d’USD par an. 50 à 90% de ces cas se retrouvent dans les pays à faible moyen du fait de la consommation accrue d’aliments transformés et de viande« , souligne le représentant du ministre chargé de l’agriculture.

Ce dernier appelle à changer nos modes de production, d’approvisionnement et de consommation pour revenir aux  aliments de ferme qui sont plus naturels, et diversifier les aliments car pour l’heure, « nous nous limitons à  trois cultures que sont le blé, le maïs et le riz qui représentent près de 50% de nos apports énergétiques alimentaires totaux« .

Le représentant de la FAO, Daouda Sau, a soutenu que cette commémoration a pour but de réfléchir sur les chiffres avec le gouvernement qui a déjà des politiques propres pour maintenir une production  sécurisée en termes de santé des populations. « Cet objectif exige la mobilisation de tous les partenaires. Nous réaffirmons notre engagement auprès du Burkina Faso à travers cette commémoration« , a conclu Daouda Sau.

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