La socio-économie des médias en ligne analysée par Esther Konsimbo

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Les études sur la socio-économie des médias en ligne burkinabè est presque inexistante. Il existe désormais de la littérature sur le sujet. En effet, celle-ci a été l’objet d’étude à l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC) à travers une thèse soutenue publiquement par Esther Konsimbo le mercredi 23 octobre 2019.

« L’entreprise de presse en ligne au Burkina Faso : organisation et perspectives d’évolution ». Tel est l’intitulé de la thèse de doctorat de Esther Konsimbo, désormais docteur en sciences de l’information et de la communication (SIC). Cette recherche, dirigée par le Pr. Serge Théophile Balima, s’est intéressée au cas de cinq médias que sont Burkina 24, Burkina Demain, [email protected], Lefaso.net et Zoodomail.

Pour l’ensemble des presses en ligne au Burkina Faso, les reportages facturés constituent la principale source de recettes (41%) devant la publicité (19%), les alertes sms (28%) et enfin les offres de service (12%) selon les résultats de cette recherche. Le modèle économique de la presse en ligne au Burkina Faso est basé sur la gratuité, financé indirectement par les annonceurs. 

La dominance des publi-reportages et reportages facturés

« Les reportages facturés sont en passe de devenir, dans toutes les entreprises, la principale source de revenus. Les journalistes sont alors parfois obligés de couvrir des publi-reportages ou des reportages facturés au lieu d’écrire sur des sujets d’actualité », souligne Konsimbo.

Les charges moyennes d’une entreprise de presse sont estimées à 5 680 000 francs CFA, selon l’impétrante. Quant aux coûts de production d’une information, ils sont estimés entre 5 000 francs CFA à 80 000 francs CFA. « Mais, il est difficile d’estimer le coût de production d’une information parce qu’il s’agit avant tout d’un effort humain », assure Konsimbo.

Le jury présidé par le professeur Mahamadé Sawadogo a salué la qualité de cette thèse pionnière dans l’étude de la socio-économie des médias en ligne au Burkina Faso. Elle a reçu la mention très honorable.

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