CES : L’impact des produits chimiques sur la santé et l’agriculture au menu de la 2e session ordinaire

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Ce mardi 29 octobre 2019 à Ouagadougou, les responsables du Conseil économique et social (CES) ont lancé les travaux de la 2e session ordinaire de l’institution. Placée sous le thème «utilisation des produits chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso : quels impacts sur la santé, l’environnement et le développement des filières de production ? », cette session se tiendra du 29 octobre au 25 novembre 2019.

La cérémonie d’ouverture de la 2e session ordinaire de l’année 2019 du Conseil économique et social (CES) est intervenue ce 29 octobre 2019. La session se consacre à « l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture au Burkina Faso : quels impacts sur la santé, l’environnement et le développement des filières de production ? ».

Selon Mahamadi Napon, président du comité d’organisation, le thème a été décidé en commission, car dit-il, autant il y a des produits pharmaceutiques anarchiques qui compromettent la santé humaine, autant il y a aussi l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture.

Élisabeth Ouédraogo/ Bancé, 2e vice-présidente du CES, représentant Moïse Napon, président du CES a laissé entendre que ces produits sont devenus aujourd’hui une composante essentielle  de nos sociétés modernes. Utilisés dans une vaste gamme d’applications, ils contribuent à l’amélioration du niveau de vie des pays à tous les stades du développement et au maintien de celui-ci.

En effet, selon les normes des spécialistes, les produits chimiques couramment appelés médicaments pharmaceutiques, contribuent à l’amélioration, à la restauration de la santé, du bien-être et rendent d’énormes services à la société humaine et aux animaux d’ailleurs.

Toutefois, l’utilisation non adéquate ou non maîtrisée des produits engendre des conséquences qui se répercutent sur la santé humaine, animale et environnementale. « Aussi, y-a-t-il lieu de s’inquiéter de la hausse impressionnante de la consommation mondiale des produits chimiques », a indiqué la représentante du président du CES s’est posée.

Elle a révélé que selon les projections actuelles, l’industrie chimique mondiale continuera  de croitre de manière soutenue jusqu’en 2030 avec un accent particulier sur la production et l’utilisation de ces produits dans les pays en développement.

« 200 000 décès dus à l’utilisation des pesticides »

« 3 millions de personnes sont intoxiquées aux pesticides  chaque année avec 200 000 décès, soit plus de 500 personnes en moyenne par jour », a indiqué Élisabeth Ouédraogo/ Bancé, tout en expliquant que « bien que la consommation des pays en développement ne représente que 25% de celle mondiale, ces pays enregistrent 99% des décès dus à l’utilisation des pesticides ».

La session s’intéresse aux générations futures

Par ailleurs, elle a fait savoir que l’utilisation détournée de produits chimiques pour le murissement des fruits et légumes et la préparation de certains mets ou pour plumer la volaille reste une pratique qui tend à se généraliser.

« Ces pratiques de production, de conservation et d’utilisation entrainent à court, moyen et long termes des problèmes de santé publique si rien n’est fait », précise-t-elle.

La 2e vice-présidente  a conclu en disant que « lutter contre l’utilisation anarchique des produits chimiques, c’est préserver la vie et protéger l’environnement. Protéger l’environnement, c’est nous protéger nous-mêmes d’abord et par ricochet protéger les générations futures ».

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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