Crise dans le secteur de la santé : L’UPC joue la carte de la médiation

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Au Burkina Faso, le secteur de la santé connait une crise depuis le mois d’avril 2019. Avec à la clé, des grèves et des mouvements d’humeur préjudiciables à la santé des populations. Au regard de la situation, les responsables de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont jugé nécessaire d’entamer une médiation entre les différents protagonistes. Le bilan à mi-parcours de cet arbitrage a été fait à la presse ce samedi 2 novembre 2019 à Ouagadougou.

Le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a décidé du renouvellement de son mot d’ordre de boycott de certaines activités du 2 septembre au 27 novembre 2019. De leur côté, cinq autres syndicats de la santé maintiennent leur mot d’ordre. La situation est tendue.

Le dialogue semble rompu entre les syndicats et le gouvernement. Les responsables de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) disent constater une dégradation de la situation. « C’est contraire aux normes internationales auxquelles le pays a souscrit», a déploré le Dr Steve Léonce Zoungrana, Secrétaire national chargé de la Santé à l’UPC.

Les syndicats rencontrés, la réponse du ministère de la santé toujours attendue

Au siège de l’UPC ce samedi 2 novembre 2019, il a affirmé que le parti du lion est convaincu que la santé est, pourtant, le capital le plus important sur la route du développement d’un pays. « Nous ne saurions rester indifférents face à ce génocide silencieux », a-t-il dit.

C’est la raison qui a poussé la 1re force de l’opposition politique à initier une mission de médiation afin que syndicats et gouvernement puissent fumer le calumet de la paix. L’hépato-gastroentérologue-nutritionniste et ses camarades étaient face à la presse pour faire un bilan à mi-parcours de cette médiation.

La conférence de presse de ce jour s’apparente, selon lui, à un devoir de redevabilité, et ne saurait être interprétée, en aucun cas, comme une prise de parti. En effet, dans leur démarche, les militants de l’UPC disent avoir pu rencontrer les syndicats. Une demande d’audience aurait été adressée au ministère de tutelle. Pas de réponse pour le moment. Mais, n’empêche que la presse soit conviée.

« Le médiateur propose le dialogue entre des protagonistes, et non des solutions »

« La vie humaine est sacrée », a déclaré le Dr Steve Léonce Zoungrana qui invite les deux parties à « mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré ». L’occasion a été, pour l’enseignant hospitalo-universitaire à l’université de Ouahigouya, de revenir sur le rôle d’un médiateur.

« Le médiateur propose le dialogue entre des protagonistes. Et non des solutions. Parce qu’un dialogue de qualité est toujours fécond et aboutit forcément à des résultats positifs et consensuels. Le médiateur doit être indépendant, neutre, confidentiel. Il ne juge pas et il est toujours impartial », a expliqué le spécialiste Santé du parti du lion qui se dit optimiste quant à une issue heureuse de la crise.

Du haut de leur tanière, le Dr Zoungrana a rappelé, comme en se vantant, les récentes médiations entamées par le leader de l’UPC, Zéphirin Diabré ayant abouti à une rencontre entre celui-ci et les médiés, la ministre en charge de la solidarité nationale et les maîtres coraniques.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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