Justice : Halte pour commémorer les 20 ans du SBM

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1999- 2019, 20 ans que le Syndicat burkinabè des magistrats (SBM) existe. La commémoration de ce 20e anniversaire a eu lieu ce samedi 2 novembre 2019 à Ouagadougou, sous le thème « le SBM, 20 ans de lutte pour une magistrature indépendante, efficace et crédible ».

Il y a 20 ans de cela que le Syndicat burkinabè des magistrats (SBM) naissait. Le Syndicat a donc marqué un arrêt ce 2 novembre 2019, pour faire le bilan de son parcours afin d’en dégager les perspectives.

La question de l’indépendance de la justice a motivé, selon Me Guy Hervé Kam, premier secrétaire général du SBM, la création du syndicat en octobre 1999.

« Le 16 décembre 1998, dans la marche pour la paix Norbert Zongo, la population a attaqué la justice, et ces attaques étaient récurrentes. Au niveau des magistrats, nous nous sommes dit que, puisqu’il n’y avait pas de répondants du côté des magistrats à travers les syndicats existants, il fallait créer un syndicat pour qu’ensemble les magistrats puissent se donner la main et arracher leur indépendance, parce que nous croyons que cette indépendance-là, personne ne l’aurait donnée de gaieté de cœur aux juges et que c’était à eux de se battre pour cela. Pour cela, il fallait un cadre organisé pour le faire », a-t-il expliqué.

Des objectifs en grande partie atteints

Depuis sa création, le SBM s’est fixé quatre objectifs dont la promotion du droit et des institutions judiciaires. Le secrétaire général du syndicat, Moriba Traoré,  se vante d’avoir atteint en grande partie ces objectifs.

« Sur le terrain de la défense des intérêts moraux et matériels des magistrats, sur le terrain de l’indépendance de la magistrature, sur le terrain de l’unité des magistrats, on a fait des bonds significatifs et je pense que le SBM a une grande part contributive. Tout ne peut pas être mis à l’actif de SBM, mais dans ce combat qui a permis d’engranger des avancées significatives quant à l’indépendance de la magistrature, quant à la défense des intérêts moraux et matériels des magistrats, quant à l’unité des magistrats, il y a une part significative de SBM, même s’il faut ajouter la part des autres syndicats de la magistrature et des syndicats hors du milieu judiciaire ».

Mais même s’il y a des avancées significatives, il faut selon Moriba Traoré travailler à renforcer le sens de la responsabilité. « Tout notre discours ne doit pas tourner seulement autour de la question des droits. C’est pour cela que nous insistons pour que nos efforts puissent embrasser également la question de nos obligations », a-t-il ajouté.

Des syndicats comme le SAMAB, le SMB, le SGB étaient aux coté du SBM à l’occasion de la commémoration qui sera ponctuée par quatre communications.

Eliette ZOUNGRANA (Stagiaire)
Burkina 24

Rédaction B24

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