Objet suspect à Rayongo et assassinat d’un trader : Le Procureur lance un appel à témoins

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Le Procureur du Faso  près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou Harouna Yoda s’est saisi de deux affaires qui font bruit. Il s’agit de l’engin suspect retrouvé au quartier  Rayongo et de l’assassinat du  trader Nikiema Wendbénédo René.

Le communiqué du Procureur parvenu à Burkina24 donne des informations sur les circonstances du décès du trader Nikiema Wendbénédo René. Agressé à l’arme à feu le 27 octobre 2019, il a rendu l’âme le 31 octobre 2019.   Le procureur révèle qu’il a été tué par l’auteur présumé d’un braquage d’une boutique Orange money située à proximité de son domicile.

“Les premiers éléments de l’enquête ouverte suite à cet incident faisaient état de ce que dans la soirée du 27 octobre 2019 aux environs de 17 h 30 minutes, le gérant d’une boutique orange money a été victime d’un braquage par un individu armé non identifié évoluant sur un vélomoteur de marque Yamaha 135 dans le quartier Bilbalogho de Ouagadougou.

Ayant entendu les cris de la victime « au voleur, au voleur », le sieur Nikiema Wendbénédo René, qui habite à proximité de ladite boutique, sortait et apercevait un individu sur un vélomoteur qui tentait de prendre la fuite.

Parvenu à sa hauteur, le sieur Nikiéma Wendbénédo René, déséquilibrait le fuyard en le chutant et tous les deux tombaient.

C’est en se relevant que le braqueur a tiré à bout portant sur le sieur Nikiéma Wendbénédo René au niveau de l’abdomen avant de prendre la fuite, abandonnant son vélomoteur. Au cours de sa fuite, une autre personne de sexe féminin sera braquée et dépossédée de son vélomoteur avec lequel le délinquant s’est échappé”.

Extrait du communiqué

Les premières informations laissaient croire que le trader aurait été agressé pour ses récentes sorties médiatiques, notamment sur le gel des avoirs des traders. Quoi qu’il en soit, le Procureur dit “rassurer l’opinion publique que tout sera mis en œuvre pour faire la lumière sur la mort du sieur Nikiema Wendbénédo René“.

Et pour cela, il lance un appel à témoin afin d’aider à identifier l’auteur présumé du braquage de la boutique Orange Money et de l’agression mortelle du trader. “Toute personne désireuse d’apporter son témoignage peut saisir l’un des commissariats de police ou l’une des brigades de gendarmerie les plus proches“, indique le Procureur.

L’objet suspect de Rayongo

Le même appel est lancé pour retrouver les personnes qui ont déposé une bonbonne de gaz qui a été retrouvée et explosée par les forces de sécurité dans le Rayongo, le 31 octobre 2019.

A ce sujet, le Procureur explique que la détonation entendue ce jour-là était l’oeuvre du génie militaire et des éléments de  la Brigade Spéciale des Investigations Anti-terroristes et de Lutte contre la Criminalité Organisée (BSIAT).

“Les premières constatations décrivaient ledit engin comme ressemblant à une bonbonne de gaz telle celle contenue dans le climatiseur central d’une grande surface. Les informations recueillies sur place faisaient ressortir également que des individus non identifiés avaient été aperçus dans la nuit du mercredi 30 octobre 2019 y déposant ledit engin à l’aide d’un tricycle.

Le génie militaire procédait finalement à la destruction de l’engin avec un explosif militaire, toute chose qui a provoqué une forte détonation, une onde de choc et un dégagement de feu et de fumée sans faire de victime”.

Extrait du communiqué du Procureur

A comprendre le Procureur du Faso, pour le moment,  l’hypothèse de l’engin piégé n’est pas privilégiée. “Les premières constatations faites par l’équipe de la BSIAT, après la destruction de l’engin, faisaient ressortir qu’aucune substance explosive n’était à l’intérieur de la bonbonne“, lit-on le communiqué.

Néanmoins, une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’arrivée de la bonbonne à Rayongo ainsi que les auteurs.

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 1 commentaire

  1. Vivement que la lumière soit faite sur l’assassinat de notre très cher frère ami camarade, le Chargé de Communication du bureau de l’AIT.
    L’on se croirait toujours à une certaine époque.

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