Guinée-Bissau : La CEDEAO convoque un sommet extraordinaire à Niamey

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Une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, en séjour à la capitale Bissau ce dimanche 03 Novembre 2019, a entrepris une série de rencontres avec les acteurs de la vie politique dans le pays et a convoqué un sommet extraordinaire qui se tiendra le 8 Novembre 2019 à Niamey au Niger en vue dénouer la crise politique dans le pays. La Guinée-Bissau a actuellement deux Premiers ministres avec deux gouvernements, pendant ce temps, la campagne pour l’élection présidentielle du 24 novembre prochain a débuté ce week-end.

Le 8 Novembre 2019 se tiendra à Niamey, la capitale nigérienne, un sommet  extraordinaire de la CEDEAO sur la situation politique en Guinée-Bissau.

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, conduisant la délégation en Guinée-Bissau, a dans une déclaration livrée dans la soirée de ce dimanche 03 Novembre 2019,  explicite réaffirmé la position de l’organisation ouest-africaine, notamment  son soutien plein et entier au gouvernement d’Aristides Gomes et le caractère « illégal » du décret présidentiel qui a démis ce gouvernement.

La délégation de la CEDEAO a rencontré ce dimanche 03 Novembre le président José Mário Vaz  qui a dénoncé il y a quelques jours de cela une « tutelle internationale ». Il a par ailleurs montré son engagement à un nouveau gouvernement en dépit du désaveu de la CEDEAO.

Au terme l’entretien avec le Président José Mario Vaz, le chef de la délégation de la CEDEAO a indiqué ce qui suit : « Nous avons rencontré le chef de l’État, qui nous a donné les raisons pour lesquelles il a eu cette réaction, qui tient surtout à des rapports internes entre les deux. Nous lui avions fait comprendre que la légalité doit pouvoir continuer à prévaloir. Il y a un sommet le 8, le chef de l’État sera à Niamey. Les chefs d’État lui donneront la primeur de leur décision finale».

Face à ses militants, le président José Mario Vaz, a fait savoir ce dimanche 03 Novembre après-midi à l’est du pays que ses récents décrets étaient « irréversibles », et mis en avant d’un ton menaçant son titre de chef suprême des armées. La CEDEAO de son côté met en garde les 12 candidats en lice les invitant à préserver la paix sociale au risque de s’exposer à des sanctions.

Kouamé L.-Ph. KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI

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