5e RGPH au Burkina : Démarrage le 16 novembre

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Dans le processus de réalisation du cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH), les responsables de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) se sont réunis dans la matinée du jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou pour informer l’opinion publique du démarrage effectif du dénombrement et aussi profiter expliquer le motif du retard de paiement des agents recenseurs.

 « Le recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) est une opération statistique de grande envergure qui consiste à collecter, traiter, analyser et diffuser des données sur l’ensemble des populations vivant sur le territoire national », a défini Boureima Ouédraogo, directeur général (DG) de l’INSD.

Selon lui, le 5e RGPH vise à fournir une meilleure connaissance de la situation sociodémographique du pays. Le RGPH a pour objectif connaitre l’effectif global de la population, sa structure par sexe et par âge et sa répartition spatiale, mettre à jour la base de sondage national en vue de la réalisation des enquêtes ultérieures, contribuer à une meilleure connaissance des caractéristiques des ménages et de leurs conditions de vie et d’habitation, renforcer les capacités nationales dans la planification, la collecte, le traitement, l’analyse des données et la dissémination des résultats.

Boureima Ouédraogo a saisi  l’occasion de la rencontre du 14 novembre pour s’expliquer sur  les dénonciations de corruption au cours du recrutement des agents recenseurs dans le Sanmatenga. « Nous avons fait des investigations auprès de nos représentants dans la province du Sanmatenga pour avoir de plus amples informations. Ces investigations n’ont pas permis à ce jour de déceler des cas avérés de corruption. Par ailleurs, les faits relatés par la plaignante manquaient de précisions car elle en est le 2e relais. Beaucoup d’informations erronées ont été diffusées du fait que  les gens méconnaissaient le processus de recrutement », indique-t-il.

Selon les statistiques, 5 229 agents contrôleurs ont été retenus  et 20 916 agents recenseurs seront déployés sur le terrain. La sélection s’est basée sur un certain nombre de critères, notamment l’assiduité, la participation active des agents et une évaluation de ces recenseurs.

20 916 agents sont prêts pour affronter le terrain mais ils rencontrent des difficultés.

Retards de paiement

Il s’agit des retards dans le paiement des prises en charge de la formation. « Nous reconnaissons effectivement qu’il y a eu des retards dans le paiement de l’avance et du reliquat des prises en charge des agents pendant la formation », a-t-il indiqué.

Il a expliqué que les avances ont été payées et tout est mis en œuvre pour le paiement du reliquat. Il y a les  procédures qu’ils (les organisateurs) doivent respecter mais il y a aussi un travail de vérification et de finalisation des listes pour s’assurer que l’argent est payé aux personnes auxquelles elles sont effectivement destinées.

Boureima Ouédraogo a rassuré de la transparence des travaux, des dispositions prises pour le paiement des reliquats de la formation mais aussi pour les avances de terrain pour les agents recenseurs.

Le DG de l’INSD a affirmé qu’à partir du 16 novembre 2019, les agents recenseurs vont aller de ménage en ménage pour la collecte des informations avec la mise en place des comités régionaux, provinciaux, départementaux et villageois.

Il faut noter que le projet a un coût global de 18 milliards de FCFA pour la mise en place des textes, la mobilisation des ressources, la cartographie, le recensement logistique, le dénombrement, la collecte et le traitement des données. Le premier responsable de l’INSD a invité les agents recenseurs retenus à s’apprêter pour un démarrage effectif du dénombrement qui débutera le 16 novembre 2019.

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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