Education dans le G5 Sahel : Des experts discutent stratégie à Ouagadougou

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Un atelier régional sur la problématique de l’éducation dans les pays du G5 Sahel s’est ouvert dans la matinée de ce lundi 18 novembre 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre organisée en collaboration  avec le ministère burkinabè de l’éducation et l’UNICEF, vise à mobiliser les acteurs de l’éducation autour de la problématique des enfants privés d’éducation afin de dégager les grandes lignes d’une stratégie de prise en charge de la scolarisation des enfants dans les  zones touchées par les défis sécuritaires dans le Sahel.

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Le domaine de l’éducation est confronté depuis quelques années à la question du terrorisme, notamment dans les zones frontalières. Cependant, l’offre de service a été perturbée non seulement par le déplacement des populations, mais aussi par le fait que certaines écoles ont fait l’objet de menaces terroristes. Face à cette situation, les experts des pays du G5 Sahel se sont réunis ce 18 novembre 2019 autour d’un atelier régional afin de développer des stratégies pour permettre aux élèves déplacés et ceux des écoles fermées de poursuivre leur cursus scolaire.

« Cette rencontre qui regroupe les acteurs de l’éducation des pays du G5 Sahel, servira de cadre de bilan, de partage d’expériences et de définition des grandes lignes d’une stratégie de prise en compte de cette épineuse question par nos différents pays membres », a indiqué Stanislas Ouaro, ministre en charge de l’éducation.

Pour lui, le présent atelier vient en prélude à la conférence régionale au cours de laquelle, il sera présenté à l’ensemble des partenaires de  l’éducation, un document de plaidoyer pour la prise en charge de la problématique des enfants privés d’éducation pour des raisons d’insécurité.

552 établissements rouverts

« Aujourd’hui vous constaterez justement que notre espace et particulièrement au Mali, au Niger et au Burkina Faso, nous avons le phénomène de fermeture d’établissement et même au Tchad lié à l’insécurité. Et cela prive des milliers d’élèves, des milliers d’enfants à un droit fondamental et extrêmement important  pour l’avenir de notre espace qui est le droit à l’éducation », mentionne-t-il.

A l’entendre, «  il faut dire qu’au Burkina le chiffre a baissé parce qu’il y a des efforts qui sont faits aussi bien sur le plan sécuritaire pour que nous puissions rouvrir ces établissements. Et nous avons pu rouvrir  plus de 552 établissements. Mais il y a des ouvertures et des fermetures nouvelles au regard des situations qui se présentent. Et nous sommes à 1800 établissements fermés aujourd’hui ».

Dr Anne Vincent, représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, a affirmé que sans éducation il n’y a pas de développement de l’individu, de la famille, de la communauté et de développement du pays. « Nous sommes tous redevables vis-à-vis des populations en ce qui concerne le soutien et le développement en majorité de celles-ci », a ajouté Anne Vincent. Elle a révélé que l’UNICEF contribue de façon technique dans la prise en charge de la problématique des enfants privés d’éducation dans les zones à forts déficits.

A noter que l’atelier durera trois jours et se déroulera du 18 au 20 novembre 2019 avec la célébration des 30 ans de la Convention relative des droits de l’enfant. Le ministre a rappelé que les besoins sont estimés à 138 milliards de FCFA.

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24

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