Contribution du volontariat à la paix et au développement au Sahel : Une table-ronde à Ouagadougou

138 0

Quelle peut être la contribution du volontariat à la paix et au développement dans la région du Sahel ? C’est l’objet de la table ronde qui s’est tenue ce 19 novembre 2019 à Ouagadougou.

Le choix s’est porté sur le Burkina Faso pour abriter la table ronde sur la contribution du volontariat à la paix et au développement dans la région du Sahel, ce 19 novembre 2019 à Ouagadougou.

La cérémonie d’ouverture a permis au Dr Daniel Kéré, Directeur du cabinet du Ministre de la Jeunesse, représentant le ministre, de remercier le Bureau Régional du Programme des volontaires des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et l’Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) pour ce choix.

Réunissant les représentants des organisations internationales de volontariat et les responsables des programmes nationaux et agences nationales de volontariat des pays du Sahel, la table ronde a pour objectif de réfléchir à la contribution du volontariat comme ferment à la paix et au développement dans cette région.

Le représentant du ministre de la jeunesse a précisé qu’elle permettra non seulement aux différents acteurs d’avoir une vision commune sur les cibles, de partager les bonnes pratiques, mais aussi de réfléchir autour des points relatifs à la situation du volontariat dans le Sahel, aux principales problématiques de cette région et réinventer le volontariat du futur.

Contexte sécuritaire du Sahel oblige, Afke Boostman, coordinatrice du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du centre du programme des volontaires des Nations Unies, a indiqué que cette session permettra de « mieux faire appréhender le rôle que jouent les volontaires en tant que premiers intervenants non seulement en temps de paix, mais aussi en temps de crise, comme celle que nous vivons depuis un certain temps au Sahel ».

Les volontaires sont sur le terrain

« Malgré un contexte particulier qu’est celui du G5 Sahel, de nombreux volontaires continuent de s’engager à travers des formes diverses et contribuent à l’amélioration de  plusieurs objectifs de Développement, notamment en matière d’accès aux services sociaux de base, d’accès à l’eau et à l’assainissement, d’amélioration du taux de scolarisation, et celles de la couverture sanitaire (…). De l’enregistrement des déplacés à l’appui aux opérations de sécurité alimentaire et passant par la sensibilisation des communautés sur le vivre ensemble, des volontaires multiplient chaque jour des innovations et de l’’inspiration pour s’assurer d’un meilleur être pour les communautés », a-t-elle ajouté.

L’occasion a été donnée au représentant du ministre  de la jeunesse d’insister sur la place que le Burkina accorde au Volontariat.  «(…) Le Burkina Faso à travers le Groupement d’Intérêt Public-Programme National de volontariat compte mettre en place un cadre national et international de partenariat pour la mobilisation d’au moins 10 000 à volontaires nationaux par an pour le développement à partir de 2020. L’ambition étant de contribuer à l’atteinte des objectifs des référentiels locaux, nationaux et internationaux de développement, notamment le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), l’agenda 2030 des Nations Unies sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) et celle 2063 de l’Union Africaine », a-t-il révélé.

L’engagement volontaire des citoyens est placé au cœur du processus de développement et en particulier au cœur du programme du Chef de l’Etat burkinabè, a-t-il ajouté, avant l’ouverture officielle des travaux. 

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre