Christophe Marie Dabiré : « Une nation qui lit est une nation qui gagne »

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La 15e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a ouvert ses portes dans la capitale burkinabè ce jeudi 21 novembre 2019. Cette édition consacrée à la promotion de la paix et de la sécurité a pour invitée d’honneur Monique Ilboudo, l’une des premières écrivaines du Burkina.

« Littérature et promotion de la paix et de la sécurité ». C’est sous ce thème que se tient la 15e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou  (FILO) 2019. Ce thème rappelle à souhait le contexte sécuritaire difficile dans lequel cette foire a lieu. 

« L’arme qui crache le feu pour anéantir la vie, n’est pas comparable à la plume qui exalte la vie », dit Cherif Sy, ministre de la défense du Burkina, parrain de l’édition 2019, qualifiant  la mission de l’écrivain par son engagement à défendre et à promouvoir les idéaux de sa patrie.

Pour le chef du gouvernement, Christophe Marie Dabiré, le livre est un élément très important. Car, dit-il, « une nation qui lit est une nation qui gagne ».

Il ajoute que le livre contient toutes les connaissances qu’on peut acquérir à travers le monde et en s’appuyant sur le thème de cette édition, il affirme que “nous avons besoin d’apprendre des autres (et) des pays qui nous ont devancés dans le domaine de la paix, de la sécurité et dans le domaine de la lutte contre le terrorisme“.

« Si nous lisons ces histoires, nous pouvons apprendre beaucoup de choses et voir comment nous pouvons affronter ces différentes questions-là avec la volonté de remporter la résilience du peuple burkinabe », confie-t-il.

Monique Ilboudo, l’invitée d’honneur,  a invité les écrivains à tremper  les plumes dans la détresse, les larmes, les injustices, la violence pour mieux  exalter l’espoir et la vie.

« Nous devons nous laisser toucher, nous laisser émouvoir pour mieux jouer notre rôle. Celui de créateurs et créatrices de beauté, d’émotion, d’espérance », incite-t-elle.

Cette cérémonie d’ouverture  a aussi été une cérémonie de distinction. 7 acteurs de la littérature burkinabe ont été élevés au rang de chevalier de l’ordre du mérite  des arts, des lettres et de la communication avec agrafe littérature écrite et orale.

Le chef de bataillon Mohamed Emmanuel Zoungrana, auteur de plusieurs œuvres, à savoir « L’enfant chéri », « Sentinelle », « Dédicace spéciale », fait partie des récipiendaires.  Pour lui,  cette distinction est une fierté. «C’est un sentiment de joie qui m’anime à cet instant où la nation reconnait mes efforts dans le domaine de la promotion de la culture à travers mes différents publications », confie-t-il .

Il faut noter que cette 15e édition s’étale du 21 au 24 novembre 2019 au SIAO, à l’Institut français  et dans certains établissements de Ouagadougou. Elle sera ponctuée par des ateliers de formation, des projections de documentaires, des conférences et des expositions.

Saly OUATTARA

Burkina24


Photos : Premier ministère

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