Burkina : Le PPR répond au CFOP

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Dans cette déclaration, le Parti du peuple républicain (PPR), membre de la majorité présidentielle, répond au Chef de file de l’opposition politique. 

Le Bureau Exécutif du Parti du Peuple Républicain (PPR) a lu avec beaucoup d’intérêt le communiqué de presse du Chef de File de l’Opposition axé principalement sur la sécurité nationale et indexant le « MPP et ses alliés comme les premiers et les principaux responsables de la débâcle historique de notre pays face à l’hydre terroriste ». Ce communiqué de presse appelle de la part du Parti du Peuple Républicain (PPR) les observations suivantes :

  • La sécurité nationale

Le Bureau Exécutif du PPR félicite l’Opposition politique en l’occurrence le Chef de File de l’Opposition pour son diagnostic politique de la situation nationale et la situation sécuritaire en particulier. Malheureusement, le CFOP se trompe lourdement lorsqu’il s’agit de contribuer à trouver des solutions durables et pertinentes face aux problèmes sécuritaires que connait notre pays. En effet, aveuglé par des intérêts subjectifs, le CFOP n’hésite pas à agir contrairement à l’esprit du dialogue politique qui a conclu que le terrorisme est une guerre asymétrique imposée au Burkina Faso par les forces du mal composées par des éléments internes et externes. Le CFOP continue de désigner le gouvernement comme le « premier responsable de la situation sécuritaire ».

Oui ! Le MPP et ses alliés sont redevables au peuple quant aux résultats sociaux économiques de leur gestion ; mais le gouvernement s’inscrit en faux contre le CFOP lorsqu’il déclare que le MPP et ses alliés ont failli dans la gestion du terrorisme.  Le MPP et ses alliés ne demandent à personne, surtout pas au CFOP de partager ses succès et ses échecs éventuels dans le cadre de la gestion du pouvoir. Le CFOP qui est un élément de la conscience d’une partie de la population, doit être sincère vis-à-vis de ses militants et surtout il doit œuvrer à consolider  le vivre ensemble, à renforcer la résilience des Burkinabè au lieu de chercher à diviser  pour régner. Depuis 2016, les terroristes ont connu des revers multiples et divers au Burkina Faso.

En effet, grâce au dévouement et au courage de nos FDS qui sont une partie intégrante, je répète une partie intégrante de la stratégie de gestion du terrorisme du MPP et ses alliés, grâce aux ajustements budgétaires, grâce aux transformations structurelles au sein de nos FDS, grâce à l’appui des populations, le MPP et ses alliés ont enregistré des résultats concrets dans la lutte contre le terrorisme. Toutefois, le MPP et ses alliés sont pleinement conscients que les résultats atteints sont en deçà de leurs propres attentes et de celles des Burkinabè.

A l’instar, de ce qui se passe sur la scène internationale (Afghanistan, Syrie, Irak…) le CFOP devrait faire preuve d’honnêteté politique en expliquant à ses militants et à l’opinion nationale que la lutte contre le terrorisme est une guerre de longue haleine au lieu de mentir aux Burkinabè en leur faisant croire que la solution de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, est simplement une affaire de participation du CFOP dans la gestion du pouvoir d’Etat.

Dans les pays cités plus haut, le terrorisme est présent depuis plus de 15 ans malgré une forte implication des grandes puissances économiques et militaires. Le CFOP connait mieux que le citoyen lambda que les problèmes socioéconomiques (VIH/SIDA, chômage, lutte contre la pauvreté, lutte contre le sous-emploi….) ont le même contenu quel que soit le pays, mais chaque Etat, au regard de son contexte national et régional, définit et met en application ses propres stratégies basées sur ses spécificités et ses avantages comparatifs.

Au regard du caractère international du terrorisme, le Burkina Faso ne prétend pas vaincre seul le terrorisme. Pour y arriver, le Burkina Faso a besoin du concours de partenaires techniques et financiers fiables et sincères aux côtés de Burkinabè, bien organisés et surtout conscients que seule leur propre résilience peut les protéger durablement des attaques terroristes. C’est dans cet esprit que le Président Roch Marc Christian KABORE a toujours prôné une union sacrée ou un vivre ensemble. Dans le cadre de cette union sacrée ou de vivre ensemble, le PPR est heureux de constater que des initiatives multiples sont déjà prises par certaines populations pour matérialiser cette union sacrée ou ce vivre ensemble.

  • Le recrutement des volontaires

Le recrutement des volontaires pour renforcer les actions des FDS est un élément de plus pour rendre opérationnel l’union sacrée ou le vivre ensemble. Comme dans tous les pays il revient aux Chefs d’Etat de faire des grandes annonces et laisser le soin aux services techniques habilités de prendre les dispositions techniques, administratives pour l’application effective de l’annonce. L’annonce du Président KABORE n’a rien de lapidaire. Elle n’a pas été improvisée, au contraire. Cette annonce est opportune et responsable face à la situation sécuritaire. Le PPR est persuadé que d’autres annonces suivront pour continuer à matérialiser l’union sacrée.

Le PPR a la forte impression que l’annonce du Chef de l’Etat met mal à l’aise le CFOP. En effet, au lieu de se féliciter de la pertinence de cette décision et appeler à sa mise en œuvre rapide, le CFOP s’est cru obliger d’étaler sur la place publique ses questionnements sur l’opportunité de l’annonce ou d’établir le parallèle avec d’autres initiatives qu’il estime avoir échoué ou en tout ayant eu des défaillances. Le CFOP cherche-t-il à décourager les éventuels volontaires ?!

  • Le financement de la lutte contre le terrorisme

Le financement de la lutte contre le terrorisme concerne toutes les composantes de la société. En effet, une contribution éventuelle aux efforts de guerre doit être volontaire et adaptée au pouvoir d’achat des populations. Cette contribution populaire est nécessaire si nous voulons obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre le terrorisme et souligner ainsi notre volonté notre propre volonté de résilience. Nos partenaires financiers mettent du temps à concrétiser leurs promesses de financement. Dans le cadre du G5 Sahel les pays membres attendent depuis plus d’un an le versement effectif des 240 millions de dollars promis. Par ailleurs, les fonds destinés à la lutte contre le terrorisme, pour mettre en confiance les contribuables internes et externes, doivent être gérés avec rigueur et responsabilité.

Par contre, cette gouvernance exigée dans la gestion des fonds ne saurait expliquer ou autoriser une levée du secret-défense comme réclamée par le CFOP. Le PPR rappelle que nous sommes en situation de guerre qui requiert à la fois la rigueur et la réserve dans la circulation des informations relatives à la gestion du budget de l’armée.

QUE DIEU BENISSE LE BURKINA

UNIS NOUS VAINCRONS

 Le Bureau Exécutif du PPR



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