Burkina: Environ 3 milliards de FCFA investis et une satisfaction pour la Banque mondiale

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Le  projet d’appui aux populations locales dépendantes de la forêt (PAPF) tient une session de formation au profit des bénéficiaires.  Ladite formation porte sur le mécanisme de gestion des plaintes et des griefs. L’ouverture de l’atelier est intervenue  ce mercredi 27 novembre 2019 à Ouagadougou. C’est le cadre pour outiller les participants sur la gestion environnementale, sociale et sur la résolution des griefs.

32 communes sont prises en compte dans le PAPF. Il préconise trois axes qui sont le développement économique des localités, la gestion des forêts et un apport financier aux populations. Après 3 ans de mise en œuvre, les bénéficiaires et les porteurs du projet se retrouvent pour partager les expériences et prévoir les actions à venir.

Et pour la chargée du projet, Clarisse Onadja, le grand objectif est atteint. « Ce que nous savons, c’est qu’au-delà des activités prévues, certaines communes ont adopté ce mécanisme pour résoudre leurs problèmes qui n’ont pas un lien direct avec le projet », a indiqué Clarisse Onadja, chargée de projet à l’Union Internationale pour la conservation de la nature.

Les participants venus de 32 communes pour l’atelier de formation

Environ 3 milliards de francs CFA investis

Financé par la Banque mondiale, le projet présente une particularité. « Généralement la banque finance les gouvernements et c’est à travers le gouvernement que nous travaillons avec les communautés à la base. Mais ce don est une innovation pour travailler directement avec les populations à la base », a expliqué Lucienne M’baïpor, la représente de la Banque mondiale au niveau du projet.

Et sur le bilan de ce projet, elle a indiqué que la satisfaction est évidente. « Si vous nous voyez continuer à travailler, c’est qu’il y a une satisfaction ». Une satisfaction par rapport à la somme investie. Le coût total s’élève à environ 3 milliards de francs CFA. Une somme qui a permis aux collectivités locales d’engranger des acquis. Aussi elles  ont pu résoudre des difficultés liées au terrain.

« Nous avons beaucoup travaillé sur la prévention des conflits plutôt que d’attendre que cela arrive. Le projet est venu renforcer nos capacités dans ce sens », a expliqué le maire de Dédougou, Karim Kondé. Selon ses propos, il y a une forte pression sur les ressources naturelles. Le projet est la bienvenue alors pour permettre une utilisation rationnelle et responsable des ressources naturelles.

Basile SAMA

Burkina 24



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