Burkina : Le ministère de l’éducation se concerte avec les collectivités territoriales

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Les 28 et 29 novembre 2019, se tient la 3e édition des journées de concertation du ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) et collectivités territoriales. Placé sous le thème « management des ressources et des compétences transférées pour le développement de l’éducation dans les collectivités territoriales », le lancement est intervenu ce jeudi 28 novembre 2019 à Ouagadougou.

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« Management des ressources et des compétences transférées pour le développement de l’éducation dans les collectivités territoriales », c’est le thème retenu pour la 3e édition des journées de concertation du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) et collectivités territoriales. Elle a été lancée ce 28 novembre 2019 à Ouagadougou.

La 3e édition a pour objectif de mettre tous les élus locaux au même niveau d’information, concernant l’administration du système éducatif par les collectivités territoriales, afin de contribuer à l’amélioration du rendement scolaire et de la participation communautaire à l’action publique. Ces journées visent, entre autres, à fournir un dialogue permanent entre les différentes parties prenantes, permettant d’améliorer le management des ressources et des compétences transférées pour le développement de l’éducation et la gestion concertée du système éducatif.

Cette 3e édition, selon Dr François Sawadogo, président du comité d’organisation, témoigne de l’importance que le ministère accorde à l’engagement des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de sa politique éducative. C’est également un cadre d’échanges et de partage permettant au MENAPLN de renforcer le partenariat avec les collectivités territoriales et d’améliorer ses interventions dans le cadre du transfert des compétences et des ressources.

« Ce cadre se veut un espace de dialogue constructif, de concertation permanente regroupant les principaux acteurs du système éducatif pour réfléchir et trouver des solutions idoines aux questions qui se posent au développement de l’éducation. Elles offrent l’opportunité de mettre en commun notre expertise pour mieux examiner sans complaisance, l’ensemble des défis qui se posent au système éducatif burkinabè dans un contexte de décentralisation », a-t-il expliqué.

« Développement de l’éducation burkinabè »

Stanislas Ouaro, ministre en charge de l’éducation, a indiqué que cela fait 10 ans que le transfert des compétences et de ressources aux collectivités territoriales pour accompagner la décentralisation et surtout rapprocher les bénéficiaires des produits du développement.

« Depuis 2009, cela fait 193 milliards de francs CFA que le ministère en charge de l’éducation transfère aux collectivités avec un accroissement de transfert à partir de 2016 », a mentionné Stanislas Ouaro.

En outre, ces transferts concernent notamment la réalisation des infrastructures éducatives, l’acquisition des vivres pour les cantines scolaires, préscolaires, primaires et de l’éducation non-formelle, l’acquisition des fournitures scolaires et des ressources pour le fonctionnement des écoles du primaire.

« Un transfert de ressources aux collectivités territoriales pour rapprocher les bénéficiaires »

Cependant, on note des insuffisances liées à la mise à  disposition du matériel acquis. « Il y a des communes, qui en date d’aujourd’hui, n’ont pas encore servi les fournitures aux écoles et alors que l’année scolaire a commencé depuis le mois d’octobre. Il y a des communes où on a du mal à avoir les vivres, les vivres arrivent très en retard », a révélé le ministre burkinabè de l’éducation.

Le responsable du département n’a pas manqué d’évoquer la problématique de la gestion du système éducatif dans les zones à défi sécuritaire, car, dit-il, « il y a des zones où les écoles sont fermées. Et c’est l’ensemble de ces difficultés à gérer que nous allons regarder ensemble sans complaisance dans l’objectif de développer notre système éducatif en termes d’accès et de qualité ».

Le ministre attend que ces 48 heures de concertation soient consacrées à des débats francs, fructueux sans complaisance, à des échanges d’expérience et de réflexion en vue de déboucher sur des propositions d’amélioration de la gouvernance locale de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation.

Aïna TOURE (stagiaire)

Burkina 24

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