Burkina : « Ce n’est pas sur les maigres ressources des populations qu’il faut compter » (Bassolma Bazié)

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Le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré a reçu l’Union d’Action Syndicale (UAS) ce lundi 2 décembre 2019. Il s’est agit pour les deux parties de s’entendre sur une date pour la reprise des discussions.

« Nous avons entamé des discussions avec l’Union d’Action Syndicale et ces discussions se sont heurtées  à un certain nombre d’éléments préalables », a déclaré le ministre de l’éducation, le Pr Stanislas Ouaro. Cette rencontre a été donc suscitée  afin de permettre au gouvernement de transmettre à l’UAS des documents relatifs à l’impôt unique sur le traitement des salaires (IUTS).

Et selon les propos du ministre en charge de l’éducation, cette rencontre a été souhaitée par le chef du gouvernement.  Aussi, Christophe Dabiré a proposé une date pour les reprises des discussions entre les deux parties. Pour cette reprise des pourparlers, Stanislas Ouaro indique qu’elle est voulue courant le mois de décembre.

« Il n’y a jamais eu de rencontres expéditives », a indiqué le ministre en charge de l’éducation. Cependant, il souligne que la rencontre du jour n’avait pas pour but de débuter des discussions. Le gouvernement  attend donc les réponses et les recommandations de l’UAS.

Les vérités de Bassolma

« Nous avons salué à sa juste valeur l’invitation qui a nous été adressée », a répondu, Bassolma Bazié au nom de l’UAS. Le blocage des discussions a été reconnu. Et en guise d’explication, il a souligné que c’est la mise en œuvre des acquis qui a constitué le blocus des discussions de mai.

« Nous disions tout simplement que nous allons aller analyser ce qui se trouve dans le document. Si c’est en conformité avec ce que nous avons posé comme revendication; il n’y a pas de soucis. Quand nous faisons une revendication, nous faisons des propositions à l’endroit du gouvernement qui permettent de dire que c’est bel et bien faisable. Si on veut l’argent pour faire développer le pays, ce n’est pas sur les maigres ressources des populations qu’il faut compter » (Bassolma Bazié)

Sur une date probable du début des discussions, les deux parties ne se sont pas situées. Bassolma Bazié a indiqué que c’est la base qui doit orienter les actions des leaders syndicaux. « Nous sommes mandatés par la base. On ne se lève pas en temps que dirigeant prendre du tramadol pour aller rencontrer le gouvernement », a-t-il martelé.

Basile SAMA

Burkina 24

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