Burkina : Sensibilisation des populations sur les valeurs culturelles à Fada

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Face à la montée de l’extrémisme violent, le gouvernement a entrepris d’initier une série de conférences  régionales sur les valeurs culturelles. À Fada N’Gourma,  ce jeudi 05 décembre 2019, elle a porté sur la  diffusion des résultats du colloque national sur l’extrémisme et des valeurs de référence à Fada dans la région de l’Est.

Réunis à Fada N’Gourma ce jeudi 5 décembre 2019, des fils et filles de la région de l’Est ont échangé avec la délégation gouvernementale conduite par le ministre de la culture Abdoul-Karim Sango, sur les valeurs culturelles et la valorisation de la culture pour éradiquer le terrorisme.

Pour le ministre la culture Abdoul Karim Sango, « il faut une approche globale pour éradiquer le terrorisme ». C’est dans ce contexte que se situent les échanges entre les  forces vives de la région de l’Est et les autorités. “Il y a un certain nombre de valeurs dont nous sommes coupés à en croire le premier responsable de la culture”, et il faut interroger notre culture qui a « un certain nombre de valeurs positives qui, mises en avant, pratiquées au quotidien, devraient nous mettre à l’abri de toutes les formes d’extrémisme violent ».

Dans cette lutte contre l’extrémisme violent, la jeunesse a également sa partition à jouer et pour le ministre Sango, il faut une rééducation la jeunesse. Car, affirme-t-il, « la meilleure solution pour éradiquer la violence et les guerres c’est d’éduquer les gens avec les valeurs positives dans leur esprit».

La députée Elyse Thiombiano/Ilboudo a, au cours de cet échange, présenté, sur le plan historique, des valeurs à remettre en surface pour aller contre l’extrémisme. « Nous pensons que les valeurs culturelles par les initiations, l’éducation qui étaient transmisses aux enfants doivent être remises sur la table afin que nous puisons ces valeurs de courage, d’intégrité, de tolérance, de solidarité pour pouvoir faire face à cet extrémisme », a-t-elle affirmé.

Pour elle, « la population gulmance est le résultat d’un brassage. Il n’y a pas de raison que nous ne nous entendons pas. Notre culture ne nous autorise pas ».

Les participants soucieux de la situation actuelle du pays et en particulier de la région, ont suivi avec intérêt et proposé des solutions qui pourraient, selon eux avoir un effet positif. A en croire Laurent Nassouri, cette initiative d’échange a permis de ressourcer l’ensemble de la jeunesse. « Il faut travailler à permettre aux gens de reconsidérer leur culture (…). Pour arriver à notre fin, il faut travailler à respecter les patronimes, revoir le mode de vie vestimentaire, l’ensemble des caractéristiques qui démontraient et réunissaient les gens, montrer comment les patronymes vivaient, l’apport de chaque famille pour le développement de sa localité», s’est-il exprimé.

Les participants ont proposé de continuer la diffusion dans la région de l’Est et d’aller dans l’ensemble des 27 communes de la région de l’Est.

Alice Suglimani THIOMBIANO
Burkina 24

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