Abdoul Karim Sango : «Il faut changer notre système d’éducation »

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Le ministère de la culture a organisé une conférence régionale à Tenkodogo ce vendredi 6 décembre 2019 après celle de Fada. Toujours dans le but de contrer le terrorisme, les échanges sur l’apport de la culture ont eu lieu entre forces vives de la région, autorités administratives, coutumières et celles religieuses.

Au regard de la situation sécuritaire du pays, le ministère de la culture a sensibilisé les fils et filles de la région du Centre-Est à l’utilisation de leur richesse culturelle pour éviter que le phénomène du terrorisme ne se propage. En effet, ”il faut éviter que ce phénomène ne puisse se métastaser facilement“, a affirmé le ministre Sango. C’est pourquoi il a appelé la population de Tenkodogo à l’unité. Pour lui, « chaque fois que vous êtes divisés, l’ennemi peut profiter pour facilement vous déstabiliser ».

Confiant de l’importance de la culture dans cette lutte, il a interpellé la population sur sa mise en valeur. Selon lui, la culture peut contribuer à la lutte contre l’extrémisme violent et à renforcer la cohésion sociale, “simplement en vivant les valeurs de références culturelles qui sont des valeurs cardinales qui ont fait la force des sociétés africaines”.

D’autres solutions dont l’éducation sont  également envisageables dans la lutte contre l’extrémisme violent. « Il faut changer notre système d’éducation, préserver certaines institutions traditionnelles et religieuses dans leur authenticité, et éviter de les corrompre de sorte que ces régulateurs sociaux puissent garder leur crédibilité », détaille  Abdoul Karim Sango.

Les participants ont, à l’issue des échanges, formulé des recommandations notamment, la traduction des conférences en langues locales et l’initiation des échanges dans les villages.

«Il faut repartir là où c’est possible de nous faire entendre pour que ça joue un effet d’auréole pour pouvoir approcher le maximum», a déclaré le colonel Leonard Zouré, ex-Directeur général  des Eaux et Forets.

Au niveau de la politique et du gouvernement, «prenons la sagesse de rétablir la chefferie là où elle doit être et revoir notre patriotisme qui est une valeur que l’on deploit en temps de guerre», s’est-il exprimé.

Alice Suglimani THIOMBIANO
Burkina 24

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