Burkina : Le CDP applique les directives de Blaise Compaoré

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En convoquant un Congrès extraordinaire le samedi 7 décembre 2019, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a examiné les orientations données par le Président d’honneur du parti, Blaise Compaoré, de « rapporter les sanctions » prises en septembre 2019 à l’encontre de 27 membres du parti.

Le président d’honneur du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Blaise Compaoré, avait, dans une médiation, demandé l’annulation des sanctions d’une part et la cessation des procédures judiciaires engagées par certains sanctionnés à l’encontre du parti.

Au sortir du Congrès extraordinaire du samedi 7 décembre 2019, selon Eddie Komboigo, président du CDP, « les sanctions ont été totalement levées. Il y a eu un grand débat autour de ceux qui n’ont fait que des désistements d’instance. Mais le congrès a décidé qu’il faut leur tendre la main. Il faut leur montrer que le CDP a besoin d’unité et de cohésion ».

Mais les congressistes en délibérant et en levant les sanctions, ont posé des conditions. « On leur demande de ne plus jamais se présenter en justice contre le CDP et de revenir dans les instances pour que nous puissions discuter et trouver des solutions en interne », poursuit Eddie Komboigo.

Pour les membres du CDP qui avaient démissionné, explique le Président du parti, une demande d’adhésion ou de réintégration doit être faite. « Le BEN (Bureau exécutif national, ndlr) avait déjà décidé d’accepter leur demande », assure-t-il. A noter que les personnes sanctionnées étaient absentes de la salle. Eddie Komboigo a indiqué que les lettres leur avaient été envoyées.  

Lors du congrès, les participants ont également recommandé que le candidat du parti pour la présidentielle de 2020 soit désigné « au plus tard le 31 janvier 2020 ». Pour sa part, Eddie Komboigo a rassuré que le parti « aura bel et bien un candidat à la présidentielle de 2020 ».

Aussi, ajoute-t-il, « s’il y a plusieurs candidats, nous ferons des primaires et tous les autres candidats doivent s’aligner derrière la personne désignée ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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