Alfred Sawadogo : “La complainte, les critiques vaines sans propositions ne nous emmènent nulle part”

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Alfred Bewindin Sawadogo, doctorant en Télécommunications est le Co-initiateur du mouvement international MROD/BF, le  Mouvement de Réflexion sur les Opportunités de Développement du Burkina Faso. Il  existe aujourd’hui au Burkina, au Sénégal, en Algérie, au Maroc, en Tunisie et en France. Auteur et conférencier, il vient de publier son 3e livre intitulé « Mes pensées et convictions ». Burkina24  s’est entretenu le mercredi 4 décembre 2019 avec celui qui s’est fixé comme objectif  ”Que ma vie soit utile au maximum de personnes possible”.

Burkina24 (B24) : Parlez-nous de votre dernière œuvre 

Alfred Bewindin SAWADOGO(ABS) : Ma dernière œuvre s’intitule « Mes pensées et convictions » et a été publiée le 2 décembre 2019. Il s’agit d’une sorte de manifeste de l’engagement citoyen. C’est-à-dire devant l’immensité des défis à relever sur le continent, quel peut être le rôle, l’attitude, la contribution du citoyen africain.

Dans le livre, je reviens sur les différents facteurs qui expliquent le « mal africain » ou le retard de l’Afrique. Et surtout, je donne des pistes sur comment le citoyen africain peut contribuer à relever ces défis. Ainsi, je replace le citoyen au cœur du processus de développement de nos pays car comme je le dis avec force dans le livre, « une nation ne peut se développer que par la compétence des pouvoirs publics, le dynamisme du secteur privé et la consolidation des initiatives citoyennes ».

Enfin, le livre rappelle que tout n’est pas perdu pour l’Afrique. Nous pouvons encore nous ressaisir pour faire l’histoire et non continuer de la subir. L’image de personnalités comme Thomas Sankara, Nelson Mandela devrait nous inspirer dans notre quête de progrès, de développement.

B24 : Pourquoi ce livre ?

ABS : Ce livre est, en un mot, un cri de cœur. « Mes pensées et convictions » est un appel à la responsabilité (individuelle et collective) et à l’action. Explicitement, le message que je veux faire passer est qu’aucune entité n’est à elle seule responsable de tous nos malheurs, ni les Occidentaux, ni nos dirigeants.

Les problèmes que nous vivons dans nos pays sont habituellement le résultat de plusieurs facteurs. Jeter la pierre sur une entité uniquement relève d’un simplisme qui ne nous aide absolument pas. Dans chaque problème, nous (les citoyens) avons notre part de responsabilité et par conséquent, nous devons entreprendre des actions pour exercer cette responsabilité, aussi petite soit-elle.

La complainte, les critiques vaines sans propositions, l’inaction ne nous emmènent nulle part. Je crois profondément que si les forces citoyennes africaines se réveillent, s’organisent, proposent et agissent elles peuvent faire basculer les choses du bon côté.

Chacun d’entre nous est une force. Nous devons en être conscients et sortir de nos complaintes, de nos peurs et de notre état de victimisation, de résignation. Il y a tellement d’initiatives que nous pouvons prendre à notre petite échelle pour relever les défis qui se posent dans nos quartiers, nos villes et villages. En clair, il ne faut pas tout attendre de ceux qui sont en haut (les autorités).

B24 : Quel appel lancez-vous à la jeunesse pour les inciter à la lecture ?

ABS : Nous avons tort de ne pas lire assez. Dans les pays que nous citons aujourd’hui en exemple de développement, les gens lisent, s’instruisent. La plupart de nos modèles, mentors et personnes que nous admirons à la télévision sont passés par la lecture pour être ce qu’ils sont aujourd’hui et faire ce qu’ils font aujourd’hui. I

l n’y a pas de recette miracle pour réussir. Il faut acquérir de la connaissance, chercher, s’équiper, s’outiller et cela passe par des heures et heures dans la lecture. Les Anglophones le disent en ces termes « The readers of today are the leaders of tomorrow ». J’invite donc mes pairs jeunes à aller dans ce sens si nous voulons que notre futur soit différent de notre passé.

B24 : Où peut-on trouver le livre ? 

ABS : Afin de rendre l’œuvre accessible à tout le monde, je l’ai mise en ligne. Vous pouvez la télécharger gratuitement en cliquant sur le lien suivant : https://bit.ly/2Y8qcw7. 

Les versions papier du livre seront disponibles à prix abordable dès février 2020 dans les différentes librairies à Ouaga.

Propos recueillis par Saly OUATTARA

Burkina24

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