CDL2019 : La coopération de la population au cœur de la lutte contre l’insécurité

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Les activités du festival Ciné Droit libre  se poursuivent. Ce jeudi 12 décembre 2019, l’Université Pr Joseph Ki Zerbo a abrité un dialogue démocratique, sur comment associer la population dans la lutte contre l’insécurité et l’extrémisme violent.

Les panélistes Ambroise Diarra, ancien gouverneur de la région du Sud-ouest, Mamadou Savadogo expert en sécurité, Abdoulaye Gandema, directeur de la sécurité de proximité, Minata Traoré, chargée communication de la police nationale ont  dépeint la situation du Burkina Faso aux étudiants de Ouagadougou. Le pays va mal, disent-ils d’un commun accord.

Mamadou Savadogo, lui, fait remarquer que les populations urbaines n’arrivent pas à mesurer cette situation.  Il l’a développé ainsi en ces termes  :

« Il est opportun pour nous de dire clairement ce qui se passe. Et ce qui se passe c’est que le Burkina va mal. Je sais que vous n’arrivez pas à percevoir à quel point le Burkina va mal parce que vous êtes à Ouagadougou, vous circulerz tranquillement. Il n’y a pas de couvre-feu, vous dormez, vous n’entendez pas des tirs  (…). J’aurai aimé qu’on déporte tout ce beau monde à 100 kilomètres ou à des endroits où les gens souffrent. On allait avoir un beau témoignage sur la vie réelle, sur comment va vraiment le Burkina, parce qu’en ville, on n’arrive pas à percevoir quel est le pouls exact de la situation. Je dirai qu’il faut que nous prenons conscience que ceux qui sont au-delà des villes, sont en train de mourir, de perdre toutes leurs fortunes, et ils sont en train de changer la perception qu’ils ont du Burkinabè. Le sentiment d’appartenance au même peuple est en train de s’effriter (…). Comme ce sont des zones rurales où les projecteurs ne sont pas braqués, où les voix ne portent pas loin,  on ne voit pas venir (…) ».

Face à cette situation, il est nécessaire que la population coopère avec les forces de défense et de sécurité. Que les populations s’organisent pour pouvoir venir à bout du fléau. Boukary Kaboré dit le Lion insiste sur le fait que le groupe d’auto-défense les koglwéogo, serait la solution dans la lutte contre l’insécurité et même le terrorisme.

Pour lui, ce groupe d’auto-défense est une renaissance du Comité de Défense de la Révolution(CDR), et est une volonté du peuple. Il y a donc légitimité quant à l’existence des Koglwéogo. « Les Koglwéogo avancent avec légitimité. On dit qu’ils (Ndlr, Koglwéogo) n’ont pas la légalité. Mais comme c’est le peuple qui décide et c’est ce que le peuple veut qui fait loi », avance-t-il.

Boukary Kaboré dit le Lion est convaincu que si l’Etat donne son accord pour que les Koglweogo s’organisent, et les encadre, le terrorisme s’arrêtera.

Irmine KINDA
Burkina24

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