les investisseurs du 3e âge

Gel des avoirs des investisseurs en trading : Les personnes du 3e âge montent au créneau

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Le 19 octobre 2019, les jeunes investisseurs en trading ont dénoncé un gel de leur avoir. Toujours pour clamer la levée des fonds des sociétés de trading. Ce samedi 14 décembre 2019 à Ouagadougou, les investisseurs du 3e âge ont également animé un point de presse.

Le trading est pratiqué partout dans le monde. C’est précisément en 2016 que cette activité a pris de l’envol au Burkina Faso avec la création des sociétés de trading. Par conséquence, des personnes ont cru à ce business florissant et se sont investies. Tout fonctionnait correctement. C’est-à-dire que les investisseurs recevaient normalement leur retour sur investissement.

Cependant, en mai 2019, les sociétés de trading au Burkina Faso ont vu leurs avoirs gelés dans les institutions bancaires. Ce samedi 14 décembre 2019, les investisseurs du 3e âge dans ces sociétés sont montés au créneau.

En somme, c’est pour plaider pour la levée du gel des avoirs. Le porte-parole des investisseurs de 3e âge, Roger Barry, a lancé un cri de cœur.

« Nous supplions tous ceux qui sont à la base de nos problèmes  (…) de faire parler leurs cœurs. Nous faisons confiance à notre justice pour démasquer les faux investisseurs et les sanctionner selon la loi. Nous demandons aux instances judiciaires et au ministère des finances, de permettre aux sociétés de payer au moins tous ceux dont les investissements sont propres dans les meilleurs délais. Des vies sont en jeu, des foyers sont menacés, des enfants ne sont pas inscrits dans les établissements scolaires. Des travailleurs ayant contractés des prêts bancaires ne sont plus rentables à l’administration parce qu’ils ne sont plus concentrés dans les tâches quotidiennes. Des jeunes commerçants sont aux bords de la faillite par manque de capital et dans l’impossibilité d’honorer leurs engagements auprès des fournisseurs. Des étudiants ayant investi leur FONER en vue de poursuivre leurs études supérieures sont devenues des chômeurs. En un mot, c’est la descente aux enfers de la majorité des investisseurs »,

Roger Barry

A écouter les conférenciers, « si les sociétés de trading ne sont pas à jours, l’Etat doit les fermer, mais nous voulons notre argent ». Par ailleurs, pour le dénouement de la situation, Roger Barry a fait savoir qu’une délégation a rencontré des députés, le médiateur du Faso et le procureur du Faso.

« A chaque rencontre, nous sommes ressortis heureux. On nous a toujours dit qu’on vous comprend. Que nous ferons tout pour que vous puissiez passer de très bonne fête », a-t-il relaté.

Lire également 👉Burkina : Des traders burkinabè réclament la levée du gel de leurs avoirs

A l’écouter, ce sont plus de 50 000 investisseurs qui sont dans cette situation et le montant gelé est environ 26 milliards de FCFA. Un des conférenciers a fait savoir que le trading n’existe pas seulement au Burkina Faso. Il a précisé qu’au Ghana ce jour même une compétition de trading est organisée.

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Les investisseurs du 3e âge

En ce qui concerne Brahima Traoré, un agent de la fonction publique et Investisseur à Koudougou, il a témoigné qu’il est au bout du gouffre. Il a indiqué qu’il a pris deux prêts en banque pour investir dans le trading  et en crypto monnaie espérant un retour sur investissement.

« Au début les choses marchaient correctement jusqu’en fin mai. Aujourd’hui, je suis dans une situation embarrassante. En banque les coupures continuent. Je n’ai plus de retour sur investissement. Le trading est une réalité et ce n’est pas seulement au Burkina Faso que ça commencé. Ça existe ailleurs. C’est au Burkina Faso qu’une minorité de la population a décidé de prendre en otage la vie de toute la population. Nous ne savons pas pourquoi des gens se plaisent à voir les autres souffrir », a insisté Brahima Traoré.  

Jules César KABORE

Burkina 24



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