Burkina : Des journalistes formés pour mieux traiter l’information culturelle

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A l’initiative de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), une vingtaine de journalistes culturels de l’Afrique de l’Ouest francophone étaient à Saint Louis au Sénégal pour une formation du 6 au 14 décembre 2019. La formation visait à améliorer le niveau d’information et de compréhension des journalistes sur les enjeux culturels, notamment les interactions entre culture et développement, la diversité culturelle, la mondialisation culturelle, le poids des industries culturelles dans le monde et leur importance comme vecteurs d’influence et de rayonnement international. Mais il était surtout question de donner des clés aux journalistes pour mieux traiter l’information culturelle.

Comment mieux couvrir les activités culturelles ? Telle était la ligne directrice de cette rencontre. Les participants ont mené la réflexion sur la place de la culture dans les rédactions. 

« Les journalistes eux-mêmes produisent rarement des travaux de fond et des articles de qualité sur la culture », a déploré Elie Charles Moreau, homme de culture et journaliste à Saint Louis.

L’objectif de cet atelier est donc de contribuer à changer la donne. Et pour « arracher » les Unes des journaux, il n’y a pas de secret pour Elie. Pour lui, il faut juste le minimum et cette dose suffisante d’effronterie mêlée à la capacité, l’impératif de faire des papiers qui puissent être accessibles pour le lecteur mais aussi assez instructifs.

Pour ce faire, il a été question pour les formateurs, Martin Faye, journaliste et formateur à la « Fondation Hirondelle » et Arnaud Galy, rédacteur en chef de Agora Francophone, de transmettre aux participants des outils de traitement de l’information des œuvres et activités culturelles afin de renforcer leur travail de médiation auprès des publics. Notamment les genres spécifiques du journalisme culturel, une meilleure compréhension des scènes artistiques, le développement de compétences langagières professionnelles dans le traitement de l’information culturelle, la maîtrise des techniques de reportage photos.

Photo de famille

Durant leur séjour, les journalistes ont allié la théorie à la pratique en produisant des articles, en allant à la rencontre des acteurs culturels et la découverte des lieux historiques de la ville coloniale.

En rappel, cet atelier fait suite à un précédent qui a eu lieu en 2017 et qui avait réuni les mêmes hommes et femmes de médias à Dakar, invités par l’OIF et venant des pays de la sous-région : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Togo , Sénégal et de la Mauritanie.

Selon Maryam Cyra Traoré de la direction de la Langue française, culture et diversités de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre des interventions de l’OIF en faveur de « la promotion de la diversité culturelle et du renforcement des politiques de développement des industries culturelles et créatives des pays francophones du sud ». 

Et Nelly Porta, la directrice adjointe de la direction de la Langue française, Culture et diversités de l’OIF, de rappeler l’importance de la promotion de la diversité culturelle pour un mieux vivre ensemble. « Nous promouvons la culture à l’OIF car nous sommes convaincus que c’est un outil de développement personnel, professionnel, des territoires. La culture œuvre ainsi à l’atteinte des objectifs du développement durable », a-t-elle déclaré, avant de souligner le rôle tout aussi important des journalistes culturels, ces médiateurs qui font rencontrer les œuvres et le public.

Ce deuxième atelier a été conclu sur une note de satisfaction et les participants ont pris la décision de se constituer en réseau et d’élaborer une charte du journaliste culturel africain.

Revelyn SOME

Burkina24

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