Burkina : Les OSC tiennent leur deuxième conférence nationale

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Le Conseil national des Organisations de la Société Civile (CNOSC)  tient la deuxième édition de sa conférence nationale sur la redevabilité. Un rendez-vous pour ces acteurs de réfléchir sur les relations qui doivent exister entre les gouvernants et les gouvernés.  Une occasion également pour revenir sur des notions telles que la redevabilité. La cérémonie d’ouverture est intervenue ce jeudi 19 décembre 2019 à Ouagadougou.

Des dysfonctionnements  de la prestation de services sont dus à la corruption, l’absence de surveillance et la lourdeur administrative nous informe le rapport 2004 sur le développement  dans le monde. Une analyse qui montre l’importance de la transparence et de la redevabilité dans le renforcement de la gouvernance. Ainsi, la société civile  burkinabè, consciente du rôle de suivi citoyen de l’action publique, œuvre aux côtés des structure étatiques. Et ce, pour une bonne et même compréhension de l’accompagnement  mutuel État-OSC.

Dans un contexte  post insurrectionnel et  marqué par une situation sécuritaire instable, une telle approche devient indispensable. Les attentes de la population sont donc une gouvernance participative. Pour arriver à ces résultats, le Conseil National des Organisations de la société civile opte pour une réflexion sur le thème : « culture de la transparence et de la recevabilité pour cohésion sociale au Burkina Faso ». L’objectif général du choix de ce thème est donc de présenter les éléments essentiels pour une bonne cohésion sociale.

« Quand on sait qu’on est dans un camp commun, il est bon de se mettre ensemble pour construire notre pays»

L’accent sera donc mis sur l’offre de redevabilité, les mécanismes de gestion des plaintes dans l’administration publique et sur les dispositions offertes aux OSC pour jouer leur partition. Et c’est à travers deux sous-thèmes que les participants vont acquérir les connaissances nécessaires. « Dans l’administration publique, c’est la culture du secret. Quand on sait qu’on est dans un camp commun, il est bon de se mettre ensemble pour construire notre pays.  C‘est pour nous tous et çà doit être un réflexe », a déclaré Jonas Hien, président du CNOSC.

Des innovations pour la deuxième édition

Pour les sociétés et structures qui se sont distinguées dans la satisfaction des offres, le CNOSC attend offrir des distinctions. Aussi, dans cette même lancée, le Premier ministre octroie un prix spécial  à la structure qui s’est le plus distinguée. « C’est pour faire en sorte que les citoyens puissent contribuer à améliorer la bonne gouvernance dans notre pays. C’est un chantier qui a besoin de grandir et de mûrir en efficacité et en efficience », a indiqué Pierre Bicaba, secrétaire général du ministère de l’administration territoriale. Pour lui, la population doit nourrir  des sentiments d’interpellation et de veille pour que la lutte aboutisse.

« Les organisations de la société civile voudraient œuvrer à contribuer à rendre les structures de l’État qui donnent satisfaction aux usagers des services publics performants dans leur fonctionnement. Afin d’éviter des frustrations, des mécontentements qui peuvent être des éléments favorisant l’enrôlement de personnes dans des groupes de forces du mal » (Jonas Hien).

48 heures durant, les acteurs citoyens vont donc se pencher sur les différentes thématiques pour une redevabilité effective. Ce sont trois communications qui sont à l’ordre du jour pour cette deuxième édition de la conférence nationale des organisations de la société civile.

Basile SAMA

Burkina 24

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