Les déplacés internes de Kongoussi

Burkina : 560 000 déplacés dénombrés (ministre)

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La ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la fammille était sur le plateau de l’émission dialogue citoyen de la télévision nationale. Laurence Ilboudo est revenue sur la problématique des déplacés internes.

560.000 déplacés internes, c’est le décompte qu’a fait la ministre de la famille, Laurence Ilboudo sur la RTB. Cinq régions sont particulièrement touchées par ce problème. Ce sont,  entre autres, les régions du Nord, du Centre-Nord, du Sahel, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun.  Cependant, la ministre de la femme a indiqué qu’il existe deux catégories de déplacés internes.

La première est celle des « déplacements justifiés » et la seconde, « les déplacements préventifs ». Le dernier niveau est celui des personnes qui fuient leurs localités pour échapper aux attaques. Un dernier volet qui est plus important que celui des « des déplacements justifiés » qui eux, ont vécu ou subi des attaques. « Aujourd’hui, nous avons 84% de déplacés préventifs », a souligné Laurence Ilboudo.

Sur la prise en charge des déplacés, la ministre a affirmé que son ministère s’est occupé de plus de 1 000 personnes psychologiquement.  Également, les blessés par balles sont inclus dans cette prise en charge, selon les propos de la ministre. « C’est aussi une méthode des terroristes de venir nous intoxiquer, de nous alarmer sur des faits. S’il y a un blessé par balle qui a besoin de soin et qui est sur le site, qu’il nous appelle », a-t-elle exprimé.

« Sur tous les sites, nous avons des psychologues et des médecins. En ce qui concerne les blessés par balles, nous ne sommes pas au courant. Quand nous sommes au courant, ils sont évacués sur Ouagadougou. Si vous dites sur le site de Barsalgho, ils sont pris en charge. S’ils ne sont pas pris en charge, c’est que  peut-être pour l’instant, ils peuvent vivre comme ça. Ce sont les médecins qui décident»

Laurence Ilboudo

Un autre point abordé, la question de la scolarisation des enfants. « Nous prenons en charge les élèves », a déclaré la ministre de la femme. Selon ses dires, les enfants en situation de déplacés internes sont cantonnés dans « des chefs lieux de provinces » pour leur permettre de suivre des programmes scolaires. D’autres formes de soutien comme la collaboration avec les écoles catholiques sont également d’actualité.

« La communication agressive » de la ministre a été aussi soulevée. Une communication qui pourrait nuire à l’approche avec les déplacés internes. Sur le plateau la RTB, Laurence Ilboudo a été invitée à se prononcer sur cette forme de communication. « Si je n’étais pas comme ça, nous n’aurions pas eu ces résultats. Parfois,  je suis à bout de nerfs mais  je suis heureuse aujourd’hui», a-t-elle répondu. Une manière qui, selon elle, devait permettre d’éviter « la cacophonie ».

Revenant sur l’accueil des déplacés internes, la ministre de la solidarité nationale a indiqué que ce n’est pas le rôle de son ministère de faire des enquêtes ou de fouiller dans la vie des personnes qui se présentent au niveau des sites. Elle indique ainsi que ce sont des « principes de neutralité, d’impartialité ». Laurence Ilboudo a été catégorique : « ce n’est pas notre travail de contrôler. C’est la réponse d’urgence d’abord ».

Basile SAMA

Burkina 24



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