Burkina : Syndicats et opposition se parlent

665 0

L’Union d’Action Syndicale (UAS) s’est rendue ce vendredi 27 décembre 2019 au siège du Chef de File de l’Opposition Politique du Burkina Faso (CFOP). Les deux parties ont discuté sur des sujets en rapport avec la lutte syndicale et la vie de la nation.

L’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) et l’assurance maladie universelle ont été les principaux sujets de la rencontre entre l’UAS et le CFOP. Une rencontre voulue par le syndicat pour échanger avec les différentes forces politiques et les groupes parlementaires. « Au vu du contexte et de la façon dont les dirigeants  se comportent sans sérieux, sans transparence, il était bien de rencontrer les groupes parlementaires », a indiqué le secrétaire général de l’UAS, Basolma Bazié.

Deux points essentiels étaient à l’ordre du jour. Il s’agit de l’IUTS et de l’assurance maladie universelle. Sur le premier, le SG de l’UAS a souligné que leur « position est claire ». « Les travailleurs ont consenti à payer l’impôt depuis 1970 », a déclaré Basolma Bazié. Le problème de payement des impôts par les travailleurs n’est donc pas un manque de volonté selon lui, mais plutôt la manière de faire.  « On a programmé la mort des personnes ressources qui vont à la retraite en moins de sept ans », a-t-il déploré.

« Sur l’assurance maladie universelle et la caisse de dépôt et de consignation, nous avons dit que nous ne sommes pas d’accord. On ne peut pas prendre les ressources de retraite de la CARFO, de la CNSS, de la caisse nationale d’épargne aller mettre dans une caisse. On crée une caisse mouta mouta dans l’ombre et on veut reverser les ressources des retraités.

Si on ne fait pas attention, dans deux ou trois  ans, les retraités ne seront pas payés. Les Burkinabè sont déjà solidaires »

Bassolma Bazié

L’UAS s’inscrit aussi  contre la mise en place de la politique de l’assurance maladie universelle d’autant plus que des difficultés existent toujours. « C’est l’obscurité totale. Il faut que ça soit dans la transparence. Combien sera coupé ? Si tu cotises, quelles sont les maladies qui doivent être prises en charge ? Ceux qui ont été nommés pour gérer ces fonds, c’est qui ? », s’est interrogé le SG  de l’UAS. Selon ses dires, le gouvernement devrait se décharger si le poids des engagements est top lourd. « Le gouvernement a pris des engagements politiques. Quand on prend une charge qui te dépasses, tu déposes », a-t-il martelé.

Il y a ainsi « une convergence de vues entre les deux organisations »

Sur la visite de l’UAS, le CFOP a salué à sa juste valeur le geste des syndicalistes. Une visite et la première du genre qui vient consolider les relations qui existent entre l’UAS et le CFOP. « C’est une marque de considération vis-à-vis de l’opposition », a indiqué Zéphirin Diabré.

Selon lui, les échanges ne se sont pas cantonnés uniquement sur les questions syndicales. Il y a ainsi « une convergence de vues entre les deux organisations ». Pour terminer, le CFOP a souligné que cette rencontre a du crédit  et a aussi rappelé l’importance de la rendre fréquente.

Basile SAMA

Burkina 24

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre